Les tentations de Jésus au désert (Lc 4, 1-13)
4e RENCONTRE

I - POUR LIRE.
1- Un combat spirituel : celui du Messie et celui de l’Homme.
Aussitôt baptisé dans le Jourdain, Jésus part au désert affronter Satan sous la conduite de l’Esprit. Il inaugure son ministère comme un combat spirituel. Il affronte les séductions diaboliques qui pervertiraient sa mission. Il ne faut pas lire ces tentations simplement au plan moral (convoitise, ambition, gloriole), mais d’abord et surtout au niveau « christologique » : quel genre de Christ, de Messie, doit-il être ? Le récit des tentations de Jésus au désert annonce ce qui sera la toile de fond de tout son ministère, ce qui sera le combat de toute sa vie à travers les attentes et les propositions ou les provocations de la foule, des adversaires et des disciples eux-mêmes.
Entre le baptême et la tentation, Luc a intercalé une généalogie de Jésus (3, 23-38) : elle ne s’arrête pas à Abraham, elle remonte jusqu’à Adam, « fils de Dieu » (en vertu de l’acte créateur). Manière discrète de laisser entendre qu’un fils de Dieu peut en cacher un autre (comparer 3, 22 et 3, 38) ! L’épreuve de Jésus au désert n’est donc pas seulement l’épreuve du Messie, elle est aussi celle de l’Homme. Comme Adam aussitôt après sa création, Jésus, nouvel Adam, est soumis à l’épreuve aussitôt après son baptême : quel type d’homme veut-il être ?
Les deux dimensions de la tentation (messianique et « humaine ») se recouvrent. Jésus ne réussit sa vocation messianique qu’en accomplissant aussi la vocation de l’homme selon le dessein créateur de Dieu.
2 - Le désert.
Dans la mémoire d’Israël le désert est un lieu ambivalent. Il est un lieu de privation et d’insécurité, où le Seigneur a testé la fidélité de son peuple ; Israël a souvent failli ; pire, il a voulu lui-même tester Dieu en le provoquant à des miracles par manque de foi. Mais le désert est aussi le lieu et le temps idéal de la rencontre « amoureuse »de Dieu avec son peuple. Le prophète Osée en fera le lieu symbolique de la reprise des relations du Seigneur avec Israël, son épouse infidèle : « Je la conduirai au désert et je lui parlerai sur le cœur « (Osée 2, 15). Jésus à son tour est conduit au désert par l’Esprit durant 40 jours (Lc 4, 2). Ce chiffre symbolique rappelle les 40 ans du séjour d’Israël au désert après la sortie d’Egypte. Jésus reprend à son compte l’expérience d’Israël, mais, cette fois, de manière réussie
3 - Qu’est-ce que « tenter » veut dire ?
En hébreu et en grec, le même verbe peut être traduit par « tenter » ou par « mettre à l’épreuve ». Dieu met à l’épreuve, mais il ne « tente » pas, au sens où il provoquerait au péché (Jc 1, 13). L’épreuve peut devenir tentation (c’est ce que voudrait Satan), mais elle peut être aussi le lieu de la fidélité. L’évangile ne suppose pas de connivence intérieure entre Jésus et le mal ; mais Jésus, « tout Fils qu’il est », est mis dans une situation éprouvante, où il est amené à faire la preuve de sa fidélité à Dieu seul face aux mirages de Satan. L’évangile n’hésite pas à dire que Dieu ne lui a pas épargné cette épreuve : c’est l’Esprit qui le conduit dans ce désert où Satan s’acharne à le tenter et à le séduire.
Comment avance le récit ?
Chaque élément du récit est construit selon le même schéma : à la proposition diabolique, Jésus réplique au moyen d’une citation de l’Ecriture. La Parole de Dieu est l’arme de son combat . Les citations sont empruntées au livre du Deutéronome, qui met Israël en garde contre la tentation d’abandonner le Dieu unique, qui l’a conduit avec attention dans le désert. A la fin, « ayant alors épuisé toute tentation possible, le diable s’écarta de lui jusqu’au moment fixé » (4,13). C’est une allusion à la Passion, qui marquera le retour de Satan (22, 3) et qui sera « l’Heure des ténèbres » (22, 53).
II - ET MAINTENANT AU TEXTE ...
Pour mieux saisir la portée de chaque tentation, il faut porter le regard en arrière et en avant : en arrière, c’est-à-dire vers l’histoire d’Israël au désert que Jésus récapitule ; en avant, c’est-à-dire vers le ministère public de Jésus, où les mêmes pressions l’auraient fait dévier de sa mission, s’il y avait cédé.
1ère épreuve : devant la faim
- 1 - Où est le piège (4, 3 ; cf. 3, 22) ? Quel type d’action le Tentateur propose-t-il ?
- 2 - Regarder vers l’histoire d’Israël : dans sa réplique, Jésus rapproche son expérience de la faim de celle qu’en en a faite Israël au désert (Dt 8, 2-5). A partir de là, quel sens donne-t-il à sa faim ? Quelle idée, contraire à celle du diable, se fait-il de sa condition filiale ?
- 3 - Regarder vers le ministère public de Jésus : Quelle est la « faim » qu’il vient combler, et même d’abord creuser (Mt 4, 4 ; 5, 6 ; Lc 12, 22-32) ; quelle est sa propre faim (Jean 4, 31-34) ? En quoi cette tentation l’aurait-elle fait dévier de sa mission : de son objectif et de ses moyens ?
2e épreuve : devant le pouvoir
- 1 - Où est le piège ? (4, 5-6) ? En quoi la proposition du diable pouvait-elle rencontrer les espérances messianiques d’Israël (cf. Psaume 2, 7) ? Quel « appétit » le diable veut-il éveiller chez le Messie « en un clin d’œil » ?
- 2 - Regarder vers l’histoire d’Israël : Jésus réplique par une parole du Deutéronome (6, 13 ; 10, 20) qui met en garde Israël contre les compromis avec l’idolâtrie ; il doit servir Dieu seul. Le pouvoir, pour Jésus, peut-il donc devenir idolâtre ? (cf. Lc 10, 21-22 ; 22, 25-27).
- 3 - Regarder vers le ministère public de Jésus : Jésus rencontrera la proposition de la royauté, du pouvoir et de la gloire : à travers les mouvements messianiques de son temps (Lc 23, 1-3), à travers la foule (Jean 6, 15), à travers les disciples eux-mêmes (cf. leur déception : Lc 24, 21). Pourquoi s’y refuse-t-il (cf. Jean 13) ? Quel Christ différent peine-t-il à faire accepter (Lc 9, 18-22 ; comparer avec Mc 8, 33) ?
3ème épreuve : devant l’assurance de signes prodigieux
- 1 - Où est le piège ? Le Diable ne prend-il pas appui sur l’Ecriture (Ps. 90) ?
- 2 - Regarder vers l’histoire d’Israël : Jésus réplique au diable par « la parole » (vivante) de Dieu : Vous ne mettrez pas à l’épreuve le Seigneur votre Dieu comme vous l’avez fait à Massa » (Dt 6, 16) . Israël au désert s’est montré provocateur en réclamant toujours de nouveaux prodiges. Jésus fera-t-il confiance à Dieu sans prodiges, et justement au moment « crucial » ?
- 3 - Regarder vers le ministère de Jésus : réclamation de signes (Lc 11, 16) ; quolibets et provocations à se sauver par un prodige dans le récit de la Passion (Lc 23, 35-38).
LE TEXTE : LES TENTATIONS DE JESUS (Luc 4, 1-13)
| Ancien Testament / Deutéronome
et Psaume 91 (on a souligné en gras les expressions qui se retrouvent dans le récit de la tentation) |
Luc 4, 1-13 |
| 01Après son baptême, Jésus, rempli de l’Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; il fut conduit par l’Esprit à travers le désert | |
| Dt 8, 2 Tu te souviendras de toute la route que le SEIGNEUR ton Dieu t’a fait parcourir depuis quarante ans dans le désert, afin de te mettre dans la pauvreté ; ainsi il t’éprouvait pour connaître ce qu’il y avait dans ton coeur et savoir si tu allais, oui ou non, observer ses commandements.
3 Il t’a mis dans la pauvreté, il t’a fait avoir faim et il t’a donné à manger la manne que ni toi ni tes pères ne connaissiez, pour te faire reconnaître que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais qu’il vit de tout ce qui sort de la bouche du SEIGNEUR. 4 Ton manteau ne s’est pas usé sur toi, ton pied n’a pas enflé depuis quarante ans, 5 et tu reconnais, à la réflexion, que le SEIGNEUR ton Dieu faisait ton éducation comme un homme fait celle de son fils » |
02 où, pendant quarante jours, il fut mis à l’épreuve par le démon. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim.
03 Le démon lui dit alors : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. » 04 Jésus répondit : « Il est écrit : Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre. |
| Dt 6, 13 // 10, 20 « C’est le SEIGNEUR ton Dieu que tu craindras, c’est lui que tu serviras, c’est par son nom que tu prêteras serment ». | 05 Le démon l’emmena alors plus haut, et lui fit voir d’un seul regard tous les royaumes de la terre.
06 Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir, et la gloire de ces royaumes, car cela m’appartient et je le donne à qui je veux. 07 Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » 08 Jésus lui répondit : « Il est écrit : Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu, et c’est lui seul que tu adoreras. » |
| Le diable : Psaume 90 : 11-12 (TOB Ps 91 (90)
11 Car il chargera ses anges de te garder en tous tes chemins. 12 Ils te porteront dans leurs bras pour que ton pied ne heurte pas de pierre. Jésus : Dt 6, 16 « Vous ne mettrez pas à l’épreuve le SEIGNEUR votre Dieu comme vous l’avez fait à Massa ». |
09 Puis le démon le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ;
10 car il est écrit : Il donnera pour toi à ses anges l’ordre de te garder 11 et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » 12 Jésus répondit : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. » |
| 13 Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le démon s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé. |
Sources : Bible de la liturgie
III - QUELQUES CLES DE LECTURE.
Le titre de « Fils de Dieu » a, dans la bouche du diable, un sens messianique : c’est un titre du messie royal (cf. Ps 2, 7). Le diable reprend en la dénaturant la déclaration de la voix céleste au baptême dans le Jourdain : « Tu es mon Fils bien-aimé » (3, 22). Il prend appui dans la conscience messianique et filiale de Jésus, pour pervertir le sens et l’exercice de sa mission. « Tu es le Messie, tu es le Fils de Dieu : profites-en pour assouvir ta faim, pour régner sur le monde, pour provoquer Dieu à des actes prodigieux en ta faveur ».
1 - Devant la condition humaine, un Messie tout-puissant ?
Quelle faim humaine le Messie Jésus vient-il combler ? Au temps de Jésus les attentes messianiques étaient diverses. Parmi elles les espérances d’un bien-être temporel ne manquaient pas. Jésus lui-même dans les Béatitudes a promis à ceux qui avaient faim maintenant d’être rassasiés au temps du règne de Dieu (Lc 6, 21). Il a dénoncé le scandale du riche qui festoie sans égards pour le pauvre Lazare aux portes de sa maison (Lc 16, 19-31). Mais il n’a jamais réduit la faim humaine à la faim de pain. Il a voulu éprouver lui-même la douleur de la faim par son jeûne au désert. Mais c’était aussi pour révéler que la vie de l’homme est d’abord d’écouter la Parole de Dieu. C’est cette faim humaine qu’il vient combler. Et il ne va pas se transformer en faiseur de miracles, sous prétexte qu’il détient un pouvoir divin de « fils de Dieu ». Ce serait sortir de la condition humaine et donc contraire à son dessein de proximité avec tout homme.
Selon Dt 8, Israël a vécu au désert de la Parole et de la Grâce de Dieu, qui lui apprenait la confiance, comme un père à son fils. C’est justement cette confiance qui caractérise la relation de Jésus à Dieu comme Fils. Le diable voudrait qu’il l’interprète comme revendication de toute-puissance. Jésus y voit un appel à la confiance absolue. C’est elle qu’il proposera à ses disciples (Lc 12, 22-32). Pour Jésus, être Fils ne signifie pas la puissance, mais la confiance.
Remarques :
- 1 - le récit de Luc parle d’une pierre au singulier : « dis à cette pierre de devenir du pain » (4, 3). Il s’agit donc de combler sa propre faim (pas celle de tout un peuple, comme Moïse au désert avec la manne, ou comme Jésus lui-même lors de la multiplication de pains). « Dis » : Jésus usurperait la toute-puissance de la parole divine pour sa satisfaction personnelle. La Parole de Dieu serait instrumentalisée, au lieu d’être accueillie.
- 2 - C’est la réduction (non pas la négation) de la faim humaine à la faim des biens corporels que Jésus récuse, quand il cite seulement la 1ère partie du verset du Deutéronome : « l’homme ne vit pas seulement de pain ».
- 3 - Avant la multiplication des pains, Jésus a commencé par instruire la foule au sujet du Règne de Dieu (Lc 9 11), avant de la nourrir.
2 - Face au monde, un Messie dominateur ?
L’idée de domination universelle d’Israël et de son Messie, « pour la bonne cause », faisait partie de l’espérance messianique . C’était une sorte de messianisme politico-religieux et la revanche d’un Israël si souvent humilié et piétiné par les nations païennes. Ce sont ces images de pouvoir universel et de « gloire » que le Diable présente en un clin d’oeil à Jésus comme allant de pair avec son rôle historique de Messie. Et voilà le cynisme du diable : comment le Messie réaliserait-il cette ambition sans recevoir le pouvoir de celui qui le détient et le communique à sa guise ? Un Christ « diabolique » pour être un Messie de gloire, c’est une contradiction dans les termes. Mais y a-t-il le moyen de faire autrement ? il faut être réaliste… A quoi Jésus répond qu’il n’est pas question pour lui d’exercer un pouvoir quelconque en faisant allégeance à un autre que Dieu seul.
Remarques :
- 1 - Jésus ajoute le mot « seul » à la citation du verset biblique : « C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, c’est Lui seul que tu adoreras » (Dt 6, 13) . Mais tel est bien le sens du Deutéronome, qui prévient Israël de tout compromis avec les religions païennes de Canaan et des grands empires environnants. Le monothéisme se vit dans des choix humains.
- 2 - La tentation de « prendre le pouvoir » se présente sous différentes formes dans le ministère de Jésus : sollicitations de la foule après la multiplication des pains (Jean 6, 15), images de gloire que Jésus « rabroue » chez les disciples (Lc 9, 18-22), spécialement chez Pierre, traité de « Satan » quand il veut détourner Jésus de la croix (Mc 8, 33) ; elle se reflète dans le prétexte de soulever le peuple et de briguer la royauté (Lc 23, 1-3), et encore à travers l’espérance déçue des disciples d’Emmaüs (Lc 24, 21).
- 3 - Ce refus de « prendre le pouvoir » s’enracine dans sa vocation de « Serviteur » (Jn 13). C’est comme crucifié qu’il entrera dans sa gloire (Lc 24, 26). Car la « gloire » qu’il ambitionne n’est autre que celle du service ; elle n’a rien avoir avec la « domination » (Lc 22, 24-27). Luc n’est pas loin de penser que la domination de l’homme sur l’homme est d’essence diabolique.
4 - Face à la contestation : un Messie prodigieux ?
La troisième tentation est le sommet de l’épreuve. Parce que, dans la bouche du diable, elle prend l’apparence de la provocation à mettre en Dieu toute sa confiance, en citant le Psaume 90. Alors que Jésus ne craigne pas de se donner en spectacle dans les situations les plus périlleuses pour convaincre le public de l’origine divine de sa mission. Au cours de son ministère, les Pharisiens lui demanderont un signe venant du ciel (Lc 11, 16), c’est-à-dire absolument divin, que personne ne pourrait récuser. Jésus s’y refusera. Quand il sera sur la croix, on se moquera de ses prétentions messianiques : « S’il est le Christ de Dieu, qu’il se sauve lui-même » (Lc 23, 35). Jésus se contentera de dire : « Père, je remets mon esprit entre tes mains ». La 3ème tentation rejoint la 1ère : ne pas échapper à la condition humaine, sous prétexte que l’on est un « juste », et même « le Christ de Dieu ». Autrement Jésus serait-il encore ce Christ qui s’est approché de la détresse humaine sans privilège, serait-il « le Fils de Dieu », sans être ce « frère » qui « a été éprouvé en tout comme nous » (cf. He 2, 18) ?
Remarques :
Tout-puissant, dominateur, « évident » : trois manières de s’imposer comme Messie, comme nouvel Adam. Mais est-ce bien cette figure messianique qui réaliserait la vocation de l’homme créé à « l’image de Dieu » ? « Vous serez comme des dieux », avait dit le Serpent, en vous emparant de la toute-puissance (« connaître bien et mal » sans limites) pour accéder à l’immortalité ? Pour Jésus, seule la confiance absolue dans le don gratuit de l’Autre, quelle que soit la nuit de l’épreuve, réalise en l’homme l’Image de Dieu.
IV - Questions pour actualiser
1 - Le désert : Quelles expériences de « désert » avons nous ?
(moments choisis de retraite, moments subis de solitude, et de doutes…)
2- Présence de Dieu dans les épreuves ; Avons-nous confiance ?
C’est l’Esprit qui nous pousse à faire des choix.
Mais dans quelle mesure inspire-t-il efficacement nos choix d’existence, comme il a inspiré les choix de Jésus ?
Jusqu’où nous laissons-nous guider par lui ?
3 - Jésus dit à Pierre, qui veut le dissuader d’aller à Jérusalem ; « Retire –toi, Satan ! »
Dans nos vie, n’avons nous pas rencontré des gens qui, voulant nous aider, ont été alors pour nous des obstacles ? Et ne sommes nous pas parfois des obstacles pour les autres, avec les meilleures intentions ?
V - Pistes pour la prière
Nous pouvons chanter :
Poussés comme toi par l’Esprit. ( bis)
Et nous mangerons la parole de Dieu,
et nous choisirons notre Dieu.
Et nous fêterons notre Pâque au désert :
Nous vivrons le désert avec toi !
poussés comme toi par l’Esprit. ( bis)
Et tu ôteras de nos coeurs le péché,
et tu guériras notre mal.
Et nous fêterons notre Pâque au désert :
Ô Vivant qui engendre la vie !
Poussés comme toi par l’Esprit. (bis)
Et nous goûterons le silence de Dieu,
Et nous renaîtrons dans la joie.
Et nous fêterons notre Pâque au désert :
Nous irons dans la force de Dieu !
Poussés comme toi par l’Esprit. (bis)
Et nous te suivrons au désert pas à pas,
et nous porterons notre croix
Et nous fêterons notre Pâque au désert :
Nous vivrons la folie de la Croix !
Puis écouter un passage du livre d’Osée 2, 16- 22 :
"Mon épouse infidèle, je vais la séduire, je vais l’entraîner jusqu’au désert, et je lui parlerai coeur à coeur. Et là, je lui rendrai ses vignobles, et je ferai de la Vallée-du-Malheur la porte de l’espérance. Là, elle me répondra comme au temps de sa jeunesse, au jour où elle est sortie du pays d’Égypte.
En ce jour-là, déclare le Seigneur, voici ce qui arrivera : Tu m’appelleras : « Mon époux » et non plus : « Mon maître ». J’éloignerai de ses lèvres les noms des Baals, ses maîtres, on ne prononcera plus leurs noms.
En ce jour-là je conclurai à leur profit une alliance avec les animaux des champs,
avec les oiseaux du ciel et les bestioles de la terre ; je briserai l’arc, l’épée, la guerre, pour en délivrer le pays, et ses habitants, je les ferai reposer en sécurité.
Tu seras ma fiancée, et ce sera pour toujours.
Tu seras ma fiancée, et je t’apporterai la justice et le droit, l’amour et la tendresse ; tu seras ma fiancée, et je t’apporterai la fidélité, et tu connaîtras le Seigneur. "
Puis un temps où chacun peut reprendre un mot ou un passage du chant ou du texte , à voix haute.
Prions :
Dieu très haut,
Tu as conduit ton peuple au désert, et tu as pris soin de lui.
Tu a pris sous ta protection ton serviteur Jésus,
tu l’as gardé sur tous ses chemins d’homme,
et tu as été avec lui dans son épreuve.
Tiens nous, comme lui, dans la confiance.
Sois avec nous au moment du combat.
Que nous soyons glorifiés avec lui !
***
- Texte en .pdf des tentations de Jésus ( et textes de l’Ancien Testament qui y sont cités).
- 4è fiche à imprimer : les tentations.pdf






