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Cathédrale Sainte Marie Majeure

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Construite, entre 1852 et 1893, alors que l’on n’avait pas édifié de cathédrale en France depuis deux siècles, Sainte-Marie-Majeure est considérée comme l’une des plus grandes cathédrales bâtie à cette époque : ses dimensions, comparables à celle de l’église de Saint Pierre de Rome, devaient selon la conception de l’époque être dignes de l’importance de la deuxième ville et du premier port de France et de la porte de l’Orient.

Bref historique

Décidée par Mgr Eugène de Mazenod qui sollicita les autorités, comme il se doit en régime concordataire, la construction d’une nouvelle cathédrale fut entreprise en 1852. C’est le prince-Président Louis-Napoléon qui en posa la première pierre le 26 septembre.

Le plan en a été conçu par Léon Vaudoyer dans le style romano-byzantin déjà expérimenté à Notre-Dame de la Garde. Mais ici,c’est dans des dimensions d’une autre importance que l’architecte va exercer son art.

Structurée comme un édifice tripartite composé d’un portique monumental encadré de deux tours, d’une nef imposante et d’un massif groupant les sanctuaires, la cathédrale forme un ensemble architectural extraordinaire qui n’a pas eu d’équivalent dans tout le XIX’ siècle. Sa construction a duré 40 ans et, même actuellement,les revêtements prévus pour les voûtes et les coupoles n’ont pas été achevés.

Léon Vaudoyer décède en 1872, son collaborateur Henri Espérandieu lui succède et mène à bien la pose des charpentes métalliques et la réalisation des coupoles. Il décède à son tour en 1874.

c’est Henri Revoil qui s’attache plus particulièrement à la décoration : mosaïques, sculptures, bronze, en compagnie des inspecteurs Errard, Mouren et Joly.

Il remettra la cathédrale à Mgr Robert le 30 novembre 1893. Celle-ci sera consacrée le 6 mai 1897 et sera érigée en basilique mineure le 24 janvier 1896 par le Pape Léon XIII.


L’INTERIEUR

L’une des plus riches promenades architecturales du XIXème siècle

Longue de 142m, les tours du portique ont 60m de haut ; la nef s’élève à 20m ; la coupole centrale culmine à 70m pour un diamètre de 17,70m (la 6ème du monde).

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La coupole

LE PORTIQUE

Surplombant la voûte du porche, une galerie en architrave relie les deux tours formant 7 arcades abritant 7 hautes statues représentant le Sauveur au centre entouré de St Pierre et St Paul, puis de St Lazare et St Maximin, enfin de Ste Madeleine et Ste Marthe.

La voûte du porche est revêtue de mosaïque bleu et or inspirée du mausolée de Galla Placida à Ravenne. Les faces internes de ce porche sont occupées par les statues monumentales des saints évêques de Marseille des premiers temps groupés par trois.

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Détail de l’entrée

Le tympan sommant la triple arcature de l’archivolte porte une rosace en son centre accompagnée de la stylisation, en mosaïque, des cités de Jérusalem et de Bethléem. Aux tympans des portes sont sculptés en marbre, au centre : le couronnement de la Vierge par Guillaume, à l’est : le symbole de la Résurrection ; à l’ouest l’agneau mystique et la fontaine de vie par Brémond.


LA NEF

Trois énormes travées constituent la nef principale. Bâties sur des piles où la pierre et le marbre alternent leurs tons rouge et ocre clair,elles sont éclairées par groupe de trois fenêtres hautes cintrées aux vitraux à décor non figuratif. Les nefs latérales, percées dans l’épaisseur des piles, portent les tribunes soutenues d’une triple arcature reposant sur des colonnes monolithes en porphyre à chapiteaux de marbre sculptés de feuillage. Les balustre des en marbre supportent des candélabres de bronze. Le pavement en mosaïque multicolore de l’école vénitienne est remarquable par l’originalité de ses dessins. On admirera à la troisième travée le groupe sculpté par Auguste Car représentant Véronique essuyant la face de Jésus tombé à terre.


LE TRANSEPT

Long de 50m, formant les bras de la croix, le transept donne accès par des gradins, au déambulatoire qui entoure le choeur en le séparant des deux grandes chapelles latérales. En son centre,à la croisée, les quatre arcs monumentaux supportent la coupole centrale montée sur pendentifs passant ainsi du plan carré à l’octogone ; Les murs des 8 côtés sont éclairés par 8 fenêtres géminées en plein cintre et placées dans des arcades encadrées de colonnes à chapiteaux sculptés e sommant une rosace dispensant ainsi la lumière à 60m de hauteur.

A chaque bras du transept, une coupole de moindre importance accompagne l’entrée de chaque chapelle latérale. Aux quatre angles formés par chaque énorme pile, sont placées les statues monumentales des quatre évangélistes dûes au sculpteur marseillais Louis Botinelly.

LES SANCTUAIRES

sanctuaire de la cathédrale Sept marches font passer du transept aux sanctuaires. Au centre, l’autel majeur en marbre de Carrare décoré de mosaïques d’Henri Revoil est abrité sous un ciborium au dôme de bronze soutenu par 4 colonnes d’onyx de Tunis don du marbrier et sculpteur Jules Cantini. L’autel est placé sous la cour médiane qui éclaire le presbyterium meublé des stalles et de l’orgue

De chaque côté, sur la gauche, on accède à la chapelle du Chapitre dédiée au Sacré-Coeur, à droite à la chapelle Saint-Lazare dévolue au culte dominical pour les fidèles du quartier

LE DEAMBULATOIRE

Il contourne le sanctuaire et dessert six chapelles absidiales dont deux ont reçu leur revêtement de mosaïque et leur décoration de marbres polychromes. Il donne accès en son milieu à la chapelle axiale qui forme à elle seule comme un édifice autonome, avec son narthex, sa nef et son abside surmontée de sa coupole sur trompes ornées de bustes d’ange. Primitivement dédiée à la Vierge, cette chapelle recueille actuellement le tombeau de saint Eugène de Mazenod (1837-1861) évêque de Marseille et fondateur des Oblats de Marie Immaculée, missionnaires présents dans les 5 parties du monde, canonisé par le pape Jean-Paul II le 3 décembre 1995.

Conclusion

La Cathédrale Sainte Marie Majeure, seule église de cette ampleur construite en France au XIXème siècle, a été conçue en référence aux origines fondatrices de la Ville dont la vocation, sous la définition d’alors de "Porte de l’Orient" s’est traduite par une expansion aussi bien économique que sociale et religieuse qui se vérifie encore aujourd’hui dans un contexte pluriculturel.