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Fêtes dans le Judaisme

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Les fêtes, des rendez-vous de Dieu


Comme la prière rythme la journée et le Shabbat les semaines, les fêtes sanctifient l’année, c’est-à-dire permettent que le temps de l’année, de toute l’année, soit saint.

Les fêtes sont des rendez-vous que Dieu a fixés à Israël pour le rencontrer :

« Le Seigneur adressa la parole à Moïse : Parle aux enfants d’Israël et dis-leur : Les fêtes solennelles du Seigneur sont celles où vous devez convoquer des réunions sacrées ; voici quelles sont ces rencontres avec moi... » (Lévitique 23,1-2)

Le calendrier

Les dates de ces fêtes sont établies selon un très ancien calendrier qui ne correspond pas au nôtre. Tout d’abord en ce qui concerne les années, nous numérotons les années à partir de la naissance de Jésus. Le jubilé de l’an 2000 a célébré le deux millième anniversaire de cette naissance. Les juifs numérotent les années depuis « la création du monde » selon les indications données dans la Bible. Bien sûr ce compte n’est pas scientifiquement exact : nul ne sait quand a eu lieu la création du monde. Mais il est traditionnel, basé sur la tradition biblique. Ainsi l’année 2000 correspond à l’année juive 5760.

Quant aux mois, ils sont lunaires c’est-à-dire qu’ils ont en réalité 29 jours et demi... Mais on ne peut faire commencer un mois au milieu de la journée ! Il a donc été décidé qu’il y aurait alternance de mois de 30 jours et des mois de 29 jours. Comme l’année a son millésime propre, les mois ont leurs noms propres. L’année juive commence en automne avec le mois de Tishri.

Dans la Torah, cinq grandes fêtes sont fixées par Dieu :

  • trois fêtes de pèlerinage, fêtes joyeuses
  • deux célébrations plus austères.

Les fêtes de pèlerinage

Elles sont appelées ainsi car, aux temps bibliques, le peuple montait en pèlerinage au Temple de Jérusalem.

Montée à JERUSALEM


On « monte » toujours à Jérusalem, et ceci pour deux raisons. D’abord parce que la ville se trouve dans les montagnes de Judée, à environ huit cents mètres d’altitude. Ensuite, surtout, parce que c’est une ville sainte, la ville du Temple, symbole de la Présence de Dieu. « Monter » à Jérusalem, c’est donc s’approcher de Dieu. C’est une montée spirituelle à la rencontre de Dieu. N’est-ce pas pour cela, pour rencontrer l’homme, qu’il a Lui-même fixé des rendez-vous ?

Jérusalem est donc beaucoup plus qu’une ville ordinaire, qu’une cité terrestre. Elle est appelée à être la demeure définitive de Dieu avec les hommes, le lieu de rassemblement de l’humanité au terme de l’Histoire, aux temps messianiques. Ville de la paix...

Quelles sont le Fêtes de pèlerinage :

  • Pesah, la Pâque,
  • Shavouot, la Pentecôte,
  • Soukkot, la fête des Tentes

Ces fêtes ont en commun plusieurs caractéristiques importantes :

  • À l’origine, c’étaient des fêtes de la nature, des fêtes agricoles
  • Un événement de l’histoire du peuple de Dieu y a été rattaché, et la fête est devenue religieuse.
  • En même temps qu’elles rappellent un événement historique passé, elles annoncent le monde-à-venir, les temps messianiques : car ce que Dieu a fait, II continue de le faire et le fera toujours.

    Les fêtes austères

    - Rosh Ha-Shanah

Rosh Ha-Shanah inaugure dix jours de pénitence pour les péchés de l’année écoulée ; dix jours de prière aussi, demandant à Dieu de pardonner les péchés envers son NOM, c’est-à-dire envers Lui-même : n’avoir pas sanctifié le Shabbat, s’être fait des idoles (argent, réputation...) : « Cherchez le Seigneur pendant qu’il se laisse trouver, invoquez-le pendant qu’il est proche » Isaïe 55,6

Ce sont aussi dix jours de démarche pour se réconcilier avec ses ennemis et multiplier les gestes d’amour envers son prochain :

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » Lévitique 19,8

- Kippour

« Le dixième jour..., c’est ie jour des Expiations. Il y aura pour vous une convocation sacrée. Vous jeûnerez... Ce jour-là, vous ne ferez aucun travail » (Lévitique 23,27-28).


Les petites fêtes

Moins importantes bien que très populaires, deux autres fêtes ne sont pas mentionnées dans la Torah. Ce ne sont pas des « convocations » de Dieu. Elles ont été instituées après les temps bibliques pour commémorer des événements notables de l’histoire du peuple juif.

- HANOUKKAH

- POURIM


Modifié le vendredi 11 janvier 2005