3e fiche : La présentation de Jésus au temple

Imprimer

La présentation de Jésus au Temple (Lc 2, 22-40)

3e RENCONTRE

JPEG - 17.3 ko
par Giovanni Bellini

I- POUR LIRE …

Luc vient de raconter la naissance de Jésus à Bethléem et de mentionner la circoncision de l’enfant le 8ème jour (v. 21). Maintenant il introduit une nouvelle action : les parents de Jésus l’amènent à Jérusalem, au Temple. Quel est donc leur projet ? Accomplir des rites religieux consécutifs à cette naissance : purification de la mère , surtout « présentation » de l’enfant (v. 22-23). Mais sur quoi vont-ils tomber ? Et à quoi va s’intéresser le récit ? Luc ne raconte pas l’exécution des rites, mais une rencontre inattendue.

* Regardons comment avance le récit :

  • 1 – La rencontre de Syméon (v. 25-35) :
    Qui les attend au Temple ? Pas un prêtre, mais un certain Syméon, un laïc inconnu ; averti et conduit par l’Esprit-Saint, il arrive au Temple en même temps qu’eux. Il reçoit l’enfant dans ses bras et il dit un chant de louange à Dieu (« il bénit Dieu », 29-32) : il peut mourir en paix maintenant que ses yeux ont vu dans cet enfant le salut de Dieu pour toutes les Nations. Les parents s’étonnent de ce qui est dit de leur enfant (33).
  • 2 - Alors Syméon intervient à nouveau :
    il bénit les parents, puis, s’adressant directement à Marie il change de ton et lui annonce qu’Israël se divisera devant son Messie (34-35) ; pour Marie elle-même, ce sera une épreuve terrible… Mais heureusement le récit ne s’arrête pas sur cette annonce inquiétante.
  • 3 – En effet (v. 36-38) surgit au même moment Anne, une veuve très âgée, assidue au Temple. Elle est qualifiée de « prophétesse ». Luc ne rapporte pas ses paroles, mais il la montre en train de célébrer Dieu et de parler de l’enfant «  à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem ». Le point final est donc à l’espérance.

Alors les parents de Jésus, ayant accompli toutes les prescriptions de la Loi quittent le Temple et retournent chez eux, à Nazareth, village de Galilée (39). L’enfant grandissait et la grâce de Dieu était sur lui (40 ; comparer avec Jean-Baptiste 1, 80).

On peut schématiser le parcours de la manière suivante

Les rites (purification, présentation) sont mentionnés, il ne sont pas sans importance, mais ils sont surtout l’occasion et le cadre d’une rencontre. Sans insister sur le rite de purification de la mère, Luc s’intéresse à la « présentation » de l’enfant au Seigneur ; c’est essentiellement pour cela que ses parents l’amènent à Jérusalem (2, 22), ce qui n’était absolument pas obligatoire : « ils font du zèle », pour accomplir ce qui est écrit dans la Loi du Seigneur : « Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur » (Exode 13, 1). La démarche de la présentation n’a d’autre but que de permettre la rencontre de Syméon et de tous ceux qui attendent le Messie.

II - ET MAINTENANT, AU TEXTE…

  • 1- la présentation de Jésus au Temple :

Ce geste des parents exprime une vive conscience de son appartenance à Dieu. Comparer avec l’histoire de Samuel : ressemblance et différence ? Notons que Jésus retournera au temple à l’âge de 12 ans, et restera au temple ( Luc 2, 41-52)

  • 2- Syméon et Anne : un homme, une femme, âgés, figures d’attente et d’espérance.
  • Méditez sur la figure de Syméon, figure d’accueil et d’espérance. Repérez ses pensées, ses gestes et ses paroles. Qu’est-ce qui est dit de son « désir » ? Quel est « le feu de sa vie » ?
  • Anne, « prophétesse » : la parole prophétique a pour but de donner le sens des événements et de réconforter. Comment s’exprime son attente ? La contagion de sa foi ?
  • 3 – « Voir ton salut ».
  • Quand Syméon dit à Dieu : « mes yeux ont vu ton salut », qu’est-ce que Luc met sous ce mot de « salut » ? Quelque chose ou quelqu’un ? Quel lien avec la personne de Jésus ?

Se rappeler l’annonce aux bergers : Lc 2, 11-12.17.20.30.
Voir aussi si l’on veut dans le cantique de Zacharie (Lc 1, 68 -78) les expressions plurielles (à la fois temporelles et spirituelles) de ce salut.
Rappelons nous l’annonce du Salut dans l ‘histoire de Zachée : « Alors Jésus dit : Aujourd’hui le Salut est venu pour cette maison… » Lc 19, 9-10

  • Voir l’ extension que Syméon donne à ce salut ( Israël, les nations….) . Dans quel ordre Syméon parle-t-il d’Israël et des nations ? Est-ce significatif ?
    Noter que dans le livre d’Isaïe , le Seigneur dit à son Serviteur : « c’est trop peu que tu sois mon Serviteur, pour ramener de l’exil les tribus de Jacob, je ferai de toi la lumière des nations pour que mon salut atteigne les extrémités de la terre ». Isaïe (49, 6)

LE TEXTE : LA PRESENTATION DE JESUS AU TEMPLE (Luc 2, 22-40)

La « présentation » de Samuel au temple de Silo
(1 Samuel 1, 24-2, 1.11)
La « présentation » de Jésus au temple de Jérusalem
Luc 2, 22-40
24Lorsque Samuel eut été sevré, Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ; elle avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin.
25 On offrit le taureau en sacrifice, et on présenta l’enfant au prêtre Éli.
26 Anne lui dit alors : « Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi en priant le Seigneur.
27 C’est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande.
28 A mon tour je le donne au Seigneur. Il demeurera donné au Seigneur tous les jours de sa vie. » Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.

















2, 1 Anne chante alors un cantique, son Magnificat.










2, 11 « Elqana (son mari) s’en alla chez lui à Rama. Quant à l’enfant, il servait le SEIGNEUR, en présence du prêtre Eli ».
22 Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
23 selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.
24 Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
25 Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.
26 L’Esprit lui avait révélé qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Messie du Seigneur.
27 Poussé par l’Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l’enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient.
28 Syméon prit l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
29 « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix, selon ta parole.
30 Car mes yeux ont vu ton salut,
31 que tu as préparé à la face de tous les peuples :
32 lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d’Israël ton peuple. »
33 Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qu’on disait de lui.
34 Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division.
35- Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre. »
36 Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.
37 Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
38 S’approchant d’eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
39 Lorsqu’ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
40 L’enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

Sources : Bible de la liturgie

III - QUELQUES CLES DE LECTURE

  • 1 –Jésus, le Saint de Dieu.

« Tout garçon premier-né sera appelé saint pour le Seigneur » (Exode 13, 2). « Saint » veut dire « mis à part pour Dieu ». Il ne s’agit pas d’abord de perfection morale. Mais d’appartenir à Dieu, pas seulement par le culte, mais par tout son être et par le service de toute sa vie. Jésus est redevable de tout son être à Dieu parce qu’il a été conçu de l’Esprit-Saint ; en effet l’Ange Gabriel avait dit à Marie : « l’Esprit saint viendra sur toi…c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé fils de Dieu » (Lc 1, 35). Cette consécration à Dieu, Jésus la vivra non pas en restant au Temple (comme Samuel au temple de Silo), mais dans la vie profane et ordinaire à Nazareth, là où il est ramené maintenant (2, 39), puis dans son ministère itinérant d’annonce de l’Evangile (Lc 4, 34 : « le Saint de Dieu »), enfin dans sa condition pascale de Ressuscité : « ton saint Serviteur », « le Saint et le Juste », qui n’a « pas vu la corruption » (Ac 3, 14 ; 4, 27.30 ; 13, 35).

  • Luc interprète ce récit de l’enfance de Jésus en faisant référence à un modèle de l’A.T. : Anne, stérile, a obtenu un enfant de la grâce de Dieu (Samuel) ; en reconnaissance, elle l’amène au sanctuaire de Silo, dès qu’il est sevré, et elle l’y laisse, pour qu’il soit consacré toute sa vie au service de Dieu (1 Sa 1, 24-28). A la différence de Samuel, l’enfant Jésus ne pouvait pas être laissé au Temple, mais comme lui, bien mieux que lui, il appartient à Dieu, avant d’être à ses parents ; quand il aura douze ans, lors d’une autre visite au Temple, il saura le leur dire avec une franchise étonnante, dans des circonstances qui les surprendront (Lc 2, 49).
  • 2 –La communauté de la Rencontre.

Ce récit est tout entier un récit de rencontre. Rencontre entre l’obéissance à la Loi et la docilité à l’Esprit, qui se donnent rendez-vous au Temple, lieu symbolique de la présence de Dieu, cœur de la religion juive. Rencontre entre le Messie du Seigneur et la communauté des justes et des « pauvres », représentée par Syméon et Anne, et par tous ceux qui attendaient la consolation de Jérusalem ; elle accueille celui que tant de prophètes et de rois ont désiré voir, mais n’ont pas vu (cf. Lc 10, 24). Rencontre entre le salut des nations et la gloire d’Israël. En ce lieu de rencontre, Luc ne met pas en scène des prêtres, mais le petit peuple dans la ferveur de l’Esprit et la constance de l’espérance.

  • Les Eglises d’Orient, à juste titre, appellent cette fête de la Présentation : « la Rencontre ». Comme dans le récit de la Visitation, l’initiative de Dieu guide les uns à la rencontre des autres, pour que se produise la révélation de son dessein de salut. La montée des parents de l’enfant Jésus au Temple pour y accomplir les rites prescrits par la Loi n’a d’autre but que de permettre cette rencontre. Si le souci des parents d’accomplir la Loi est mentionné cinq fois (au début, au milieu et à la fin : 22.23.24.27.39), l’intervention de l’Esprit-Saint est fortement soulignée dans la venue de Siméon (25.27) et dans l’intervention d’Anne, « prophétesse » (36). La Loi et l’Esprit se conjuguent pour révéler qui est Jésus.
    Si la grande masse d’Israël refusera de recevoir l’Evangile, tandis que les nations païennes l’accueilleront, il y a cependant un « petit reste » de fidèles juifs : la communauté des « pauvres », assidus à la prière du Temple, observants de la Loi, habités par l’espérance du « réconfort de Jérusalem », ouverts au salut des nations, conduits par l’Esprit Saint. Ce petit reste annonce la première communauté des juifs de Jérusalem qui recevra le Christ pascal, et elle lui ressemble (Ac 2-4).
  • 3 – Lumière des Nations, gloire d’Israël.

Le cantique de Syméon situe exactement le rapport d’Israël et des Nations dans le dessein de Dieu. Ce dessein de révélation et de salut ne peut pas se limiter à Israël ; il embrasse d’emblée l’humanité entière, alors même qu’il passe par Israël. Dans le livre d’Isaïe (49, 6), le Seigneur dit à son Serviteur : « c’est trop peu que tu sois mon Serviteur, pour ramener de l’exil les tribus de Jacob, je ferai de toi la lumière des nations pour que mon salut atteigne les extrémités de la terre ». Aussi bien Syméon nomme-t-il « les nations » en premier lieu, et « Israël ton peuple » seulement en second lieu. Mais c’est la gloire d’Israël d’avoir donné au monde celui qui est en personne la révélation de Dieu.

  • Comme Syméon, les apôtres proclameront à Israël et aux païens le Christ pascal « lumière des Nations » ; c’est même Lui, le Christ ressuscité qui, par eux, annonce la Lumière et le salut aux extrémités de la terre (Ac 13, 47 ; 26, 18.23). Luc anticipe donc dans le récit de l’enfance de Jésus l’annonce du salut évangélique à toute l’humanité, qui sera la tâche de l’Eglise après Pâques.
  • 4 – L’ombre de la croix.

Il est impossible à un évangéliste, après Pâques, d’annoncer le salut sans la croix. C’est pourquoi Luc a ménagé dans ce récit une prise de parole, qui, à l’instant où elle dit la joie du salut messianique, fait déjà allusion à ce qui en sera, de fait, le chemin obligé : la croix. Le même Syméon qui vient de chanter son enthousiasme en recevant le salut dans ses bras, dit maintenant le drame de la division d’Israël en face de son Messie. Cet enfant, annonce Syméon, est « placé là (par Dieu) pour la chute et le relèvement de beaucoup en Israël ». Les proportions ne sont pas indiquées ; mais ce ne sera pas l’unanimité ; cet enfant sera « signe de contradiction » (2, 35).

  • Les parents de Jésus s’étonnaient des paroles dites au sujet de leur enfant (2, 33). C’est comme si cela était trop grand et trop beau. Il y a aussi une question et une inquiétude dans cet étonnement. Précisément il ne faut pas s’enthousiasmer trop vite. Au cours du ministère public, Jésus cassera un enthousiasme superficiel : « Tandis que tous s’étonnaient de tout ce qu’il faisait, il dit à ses disciples : Quant à vous, prêtez bien l’oreille à ces paroles : le Fils de l’Homme va être livré aux humains » (Lc 9, 44). De même ici : au cantique lumineux de Syméon fait suite tout à coup un moment sombre : un oracle (2, 34-35) où se profile l’ombre de la croix. C’est que l’intervention de Dieu dans l’histoire est à double tranchant : elle peut provoquer la chute ou le relèvement, selon la manière dont elle est reçue. Le même Roc, symbole de Dieu qui assure la solidité et la stabilité, peut devenir l’obstacle sur lequel on bute, en raison d’un manque de foi, et c’est alors la chute (voir Isaïe 8, 14-15).
  • 5 – Marie au cœur de cette histoire.

« Et toi-même ton cœur sera transpercé par une épée ». Comment rendre compte de cette parole ? Syméon s’adresse expressément à Marie, car elle sera touchée au plus intime d’elle-même par cette division d’Israël. Jésus dira un jour pendant son ministère public : « Pensez-vous que ce soit la paix que je suis venu mettre sur la terre ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais, s’il y a cinq personnes dans une maison, elles seront divisées : trois contre deux et deux contre trois »(Lc 12, 51-53). Sa venue provoque la division ; elle dévoile les pensées intimes des cœurs ; sa parole est comme l’épée du jugement qui fait le tri. Même Marie sera touchée ; aucune appartenance ethnique ou familiale ne met à l’abri. Mais Luc sait que Marie est la première de ceux qui écoutent la Parole et qui la gardent (Lc 8, 19-21 ; 11, 27-28).

  • Pour comprendre l’image de l’épée qui transperce le cœur, il faut lire Ezéchiel 14, 12-18 : l’épée du Seigneur est le symbole du jugement divin, elle transperce et opère une division dans le peuple de Dieu selon la fidélité ou l’infidélité. La même image se trouve dans l’épître aux Hébreux : « Vivante, en effet, est la parole de Dieu, énergique et plus tranchante qu’aucun glaive à double tranchant. Elle pénètre jusqu’à diviser âme et esprit, articulations et moëlles. Elle passe au crible les mouvements et les pensées du cœur » (He 4, 12). Le jugement n’est pas extérieur, il pénètre au plus intime de chacun. Cette image de l’épée est une autre manière de dire le jugement qu’opérera le conflit face à la personne et à la parole de Jésus. Marie n’y échappera pas ; elle aussi sera testée pour ainsi dire par ce conflit. Et elle souffrira d’autant plus de ce drame de la division qu’elle est sa mère selon la chair et qu’elle est de sa famille spirituelle par sa foi (Lc 8, 21) ; cf. 1, 45). On peut comparer avec saint Paul : lui aussi, sera écartelé entre l’attachement viscéral à son peuple et la foi au Christ, ce qui était pour lui une « douleur incessante » (Rm 9, 5). Les plus proches sont aussi les plus atteints par la prise de position qui s’impose, mais qui est nécessaire pour révéler leur fidélité.

IV - QUESTIONS POUR ACTUALISER

  • Le geste des parents de Jésus exprime une vive conscience de son appartenance à Dieu.

Qu’en est il pour nous dans la relation aux enfants ? A quelle appartenance, à quelle liberté sont ils appelés ? ( Voir texte de Khalil Gibran )

  • Syméon et Anne reçoivent Jésus avec joie.

Et nous, que pouvons nous dire de notre rencontre avec Jésus ? A quelle occasion ? comment ?

  • La venue de Jésus provoque la division car elle dévoile les pensée intimes des cœurs.

Comment permettre à cette parole d’entrer en nous, de nous éclairer et de nous aider à faire des choix ?

V - PISTES POUR LA PRIERE

à lire à deux voix, sans précipitation

Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur. Et moi aussi, Seigneur, je viens à toi avec ce que je porte de plus précieux

Silence

Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Que te porterai-je, Seigneur, comme signe de mon amour, de ma reconnaissance ?

Silence

Il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.
Comme Syméon, moi aussi, je suis rempli de l’Esprit Saint depuis le jour de mon baptême.
Pour tant de fois où j’oublie, Seigneur, cette présence, cette force en moi, Pardon.
Merci de me le redire aujourd’hui par cette parole que je reçois .

Silence

….Syméon prit l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« un Soliste dit : Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix, selon ta parole.
Tous reprennent : dans la paix, selon ta parole.

Soliste : Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples
Tous reprennent : mes yeux ont vu ton salut

Soliste : lumière pour éclairer les nations, et gloire d’Israël ton peuple. »
Tous reprennent : lumière et gloire pour ton peuple

Silence

Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qu’on disait de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre. »
Avec les membres de notre groupe, je reçois aussi cette parole, Seigneur.
Elle vient éclairer les pensées secrètes de mon cœur, et de beaucoup d’autres.

Silence

Lorsqu’ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.

C’est avec cette lumière reçue dans ta parole que je veux moi aussi retourne dans ma Galilée, ma vie de tous les jours.

Silence

L’enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.
Je veux grandir, et me fortifier en ta présence. Je sais que je peux compter sur toi, et sur la prière de chaque membre de notre groupe.

VI - ANNEXES

Khalil Gibran : »Le Prophète »

"Et une femme qui tenait un bébé contre son sein dit,
Parlez-nous des Enfants.

Et il dit :
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à la Vie.

Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous.

Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées.
Car ils ont leurs propres pensées.

Vous pouvez héberger leurs corps, mais pas leurs âmes.
Car leurs âmes résident dans la maison de demain
que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.

Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
mais ne cherchez pas à les faire à votre image.
Car la vie ne marche pas à reculons, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs desquels vos enfants sont propulsés, tels des flèches vivantes.
L’Archer vise la cible sur le chemin de l’Infini, et Il vous tend de Sa puissance afin que Ses flèches volent vite et loin.

Que la tension que vous donnez par la main de l’Archer vise la joie.
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole,
Il aime également l’arc qui est stable."



TABLEAU SYNOPTIQUE : 1 Sam 1 et luc 2,22-40

PDF - 70.1 ko

FICHE DE PRESENTATION :

PDF - 296.6 ko
Article publié par Annie G.
Modifié le mardi 17 novembre 2007