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A Rome le 29 juin, Mgr Georges Pontier a reçu le pallium

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Le 29 juin, en la fête des saints apôtres Pierre et Paul, 27 archevêques métropolitains, venus de 17 pays, ont reçu le pallium des mains du pape Benoît XVI en la basilique Saint-Pierre de Rome. Parmi eux, Mgr Georges Pontier.

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Arrivée sur la place Saint-Pierre avec le cardinal Panafieu

« Ce tissu en pure laine placé sur mes épaules peut être considéré comme une image du joug du Christ », non pas « un poids extérieur qui nous opprime et nous enlève notre liberté : en réalité, le pallium a un symbolisme encore plus concret. La laine d’agneau représente la brebis perdue, celle qui est malade, celle qui est faible, celle que le pasteur met sur ses épaules et qu’il conduit aux sources de vie ». En prononçant ces mots lors de la messe inaugurale de son pontificat, Benoît XVI donnait au pallium toute sa signification, le faisant apparaître sur ses armoiries, après en avoir supprimé la tiare, comme le signe de la dignité pontificale.

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Bénédiction des palliums

En communion avec le successeur de Pierre
En remettant le pallium aux nouveaux archevêques métropolitains, l’évêque de Rome a rappelé que « cet antique signe liturgique exprime la communion particulière de ces pasteurs avec le successeur de Pierre ». Dans une homélie centrée sur le ministère de Pierre, Benoît XVI, qui fêtait ce jour-là le 55e anniversaire de son ordination sacerdotale, poursuivait : « Le devoir de Pierre est de présider à la communion universelle et de la maintenir présente dans le monde comme unité visible, incarnée. Avec toute l’Eglise de Rome, il doit présider à la charité [...] pour apporter l’amour du Christ jusqu’aux extrémités de la terre ».

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Remise du pallium à Mgr Pontier

et avec les évêques de la province
Pour Mgr Pontier, la réception du pallium a une symbolique forte : « Ce ministère de communion universelle qu’a l’évêque de Rome, il le partage avec tous les archevêques pour que nous l’aidions. Le fait d’être réunis exprime la communion et la solidarité entre les Eglises des cinq continents et le caractère sacramentel de l’Eglise : faite de peuples divers, elle annonce, en le vivant, que le but de l’humanité est de faire fraternité, selon le désir de Dieu. Le fait que nous recevions le pallium sur le tombeau de Pierre nous ramène aux temps apostoliques. Le Christ a interpellé des hommes, Pierre, Jacques, Jean, André... Cette interpellation les a fait démarrer. Aujourd’hui encore, cet appel, « viens et suis-moi », fait se lever des baptisés, et parmi eux, des hommes qui vont donner leur vie pour servir le corps du Christ vivant ».Le pallium symbole de communion, mais aussi de la responsabilité de l’archevêque métropolitain : « Quand j’attendais mon tour au bas des marches, confie notre archevêque, j’ai nommé dans ma prière chacun des évêques de la province qui m’est confiée pour servir de mon mieux le dynamisme de chaque Eglise diocésaine, mais aussi cette part que nous devons prendre ensemble de la mission aujourd’hui ».

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A l’issue de la célébration, sur la place Saint-Pierre, le pape a salué les pèlerins français, « notamment le groupe de Marseille venu entourer son nouvel archevêque. Que cette célébration en la fête des saints apôtres Pierre et Paul renforce votre amour pour le Christ et pour l’Eglise et votre désir de la servir là où vous êtes envoyés ».

Téléchargez l’homélie du pape Benoît XVI :

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Le symbole du pallium
Le pallium est une étole de laine blanche, brodée de six croix de soie noire, qui se porte sur la chasuble. La laine en est fournie par deux agneaux offerts par le Chapitre du Latran, bénis pour la fête de sainte Agnès, le 21 janvier. En attendant d’être remis aux métropolites, les pallium sont conservés à Saint-Pierre dans un coffret placé sous l’autel de la Confession. Ce signe d’honneur et de juridiction est porté par le pape et les archevêques métropolitains. Insigne de responsabilité, le pallium est aussi un symbole de communion entre le pape et les évêques. Depuis la réforme des provinces ecclésiastiques françaises du 8 décembre 2002, Marseille est devenue l’Eglise métropolitaine de la province qu’elle forme avec les diocèses d’Aix-en-Provence, Ajaccio, Avignon, Digne, Fréjus-Toulon, Gap et Nice. La mission de l’archevêque métropolitain est d’être le veilleur et l’animateur de la province, favorisant le travail en commun et l’entraide entre les diocèses, et de donner un signe effectif de la collégialité entre les évêques.

Sur la tombe de Pierre, à la fin de la célébration, Benoît XVI avec la délégation du Patriarcat œcuménique de Constantinople, conduite par le Métropolite Ioannis de Pergame.

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Un anniversaire
Le 3 juillet 1966, Georges Pontier était ordonné prêtre dans la cathédrale Saint-Alain de Lavaur par Mgr Dupuy, archevêque d’Albi. Mgr Pontier a célébré cet anniversaire en communion avec les prêtres ordonnés cette année-là dans le diocèse d’Albi. Notre archevêque a rendu grâce pour « cette relation personnelle au Christ qui m’a nourri, m’épanouit et me fait vivre. Quarante ans de sacerdoce, ce sont pour moi quarante ans d’un bonheur de plus en plus profond, et en même temps de plus en plus simple. Je ne complique plus autant les choses qu’au début de mon ministère ! » Cette année marque aussi le 40e anniversaire de la première visite de Mgr Pontier à Marseille : en 1966, les nouveaux ordonnés du diocèse d’Albi avaient retrouvé leur ancien supérieur de séminaire, le Père Glénadel, lazariste, à la Belle-de-Mai...

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Interview de Mgr Pontier (partie 1)
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Interview de Mgr Pontier (partie 2)
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Interview de Mgr Pontier (partie 3)
Article publié par Dominique P.-G.
Modifié le samedi 2 octobre 2006