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Remerciements de Mgr Jean-Marc Aveline

Chers amis,
Comment vous dire toute l’émotion qui m’habite ?

Mgr Jean-Marc Aveline : ordination épiscopale 26.01.2014

Avec vous, d’abord et avant tout, je rends grâce à Dieu pour ce beau moment d’Église que nous sommes en train de vivre. Un moment de paix et de joie profondes. Un moment de communion et de confiance renouvelées. Je voudrais remercier tout particulièrement les membres des autres Églises et communautés chrétiennes en cette fin de Semaine de prière pour l’unité. Je remercie aussi avec respect les représentants des autres religions et tous les membres de Marseille Espérance qui ont pris part à cette célébration. Merci également à tous les élus, aux responsables des collectivités territoriales et aux représentants d’institutions locales, nationales ou internationales. À vous, je dis ma disponibilité, en communion avec notre archevêque, à coopérer en vue du bien commun de tous les citoyens, dans le dialogue et la vérité.
Merci aussi à tous ceux qui ont préparé cette célébration, et en particulier au Service diocésain de la pastorale liturgique et sacramentelle. Merci aux choristes, à l’organiste, et à toutes ces personnes dont nous ne saurons jamais les heures qu’elles ont passé à préparer les multiples détails qui font qu’une célébration est ensuite paisible et recueillie. De tout cœur et au nom de tous, merci !
Merci à vous tous, chers amis. Merci à vous qui êtes venus de loin, de Yaoundé, de Beyrouth, de Tel-Aviv et d’ailleurs. Merci aussi à vous qui êtes venus parfois de très près, mais avez fait un long chemin intérieur pour vous préparer à cette célébration. Merci !
Permettez-moi d’ajouter encore trois choses.

D’abord, je voudrais dire merci à ma famille et évoquer ce soir mes deux chères petites sœurs, Martine et Marie-Jeanne, qui, plus jeunes que moi, ont déjà rejoint la maison du Père et qui, cet après-midi, dans le grand mystère de la communion des saints, ont contribué à faire de cette célébration une grande action de grâces, sur la terre comme au ciel ! Et puis, beaucoup d’entre vous savent ou devinent ce que je dois à mes chers parents, ma première Église ! Ils sont là : aidez-moi, s’il vous plaît, à leur dire merci !

Ensuite, je voudrais dire un grand merci à mes frères prêtres, de Marseille et d’ailleurs. Le presbyterium se doit plus que jamais d’être lui aussi une grande famille. Je l’ai moi-même expérimenté au temps de l’épreuve. Pour cela, il importe que nous portions réellement le souci les uns des autres, car chacun est responsable de la qualité de la réponse de ses frères à l’appel de Dieu ! C’est vrai entre prêtres, mais c’est vrai aussi, frères et sœurs, entre tous les baptisés.

Et puis, permettez-moi de dire un merci tout spécial à mes nouveaux frères évêques qui ont fait le déplacement jusqu’à Marseille. Et pour certains, ce fut une longue route ! Au niveau épiscopal, vous le remarquerez vite, j’ai tout à apprendre ! Mais si j’en juge par le nombre et la teneur des messages reçus de la part des évêques de France, je puis espérer trouver une nouvelle et forte fraternité épiscopale au service de la communion ecclésiale. En tout cas, c’est avec une grande joie que je confie mes premiers pas épiscopaux à la vigilante bienveillance de notre archevêque, Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des évêques de France. Avec lui, je vais tâcher d’apprendre à vivre cette nouvelle mission à la lumière simple et exigeante de l’Évangile. Et je sais que je peux compter sur lui ! Permettez-moi de lui dire devant vous ma disponibilité, ma confiance et ma reconnaissance.

Enfin, je voudrais remercier tout spécialement les deux cardinaux co-consécrateurs, le cardinal Panafieu et le cardinal Etchegaray. Cher Père Panafieu, merci pour les sages conseils que vous m’avez prodigués quand je suis venu vous voir à Venasque il y a quelques semaines, dès que j’ai su ! Je les garde précieusement en mon cœur et je tâcherai de les garder toujours. Et maintenant, je n’aurai plus aucune excuse pour oublier la date de votre anniversaire ! Alors, acceptez qu’en cadeau, l’Église de Marseille, vous redise, cher Père Panafieu, toute son affection et sa reconnaissance.

Et vous, cher Père Etchegaray ! Quand je vous ai appris la nouvelle par téléphone, vous m’avez dit immédiatement, avec votre belle voix rocailleuse : « Je ne sais pas comment je vais faire, mais je dois être là à tes côtés ! » Et vous êtes là, vous qui m’aviez déjà ordonné diacre, à Villejuif, il y a trente ans ! Et depuis ce jour de 1977 où j’ai frappé à la porte de votre bureau pour vous dire que j’étais prêt à entrer au séminaire, vous n’avez cessé d’être pour moi, depuis Marseille puis depuis Rome, un père plein d’attention, d’encouragement et de bonté. Alors, permettez qu’avec moi ce soir, tous les Marseillais, qui ne vous ont pas oublié, vous disent tout simplement, avec affection et reconnaissance, un immense « merci » !

Le Père Etchegaray, le Père Panafieu, le Père Pontier : dans la liste de la succession récente à Marseille, ce soir, il ne manque que le cardinal Coffy, à qui je dois beaucoup, puisque c’est lui qui m’avait demandé d’assurer dans notre Église un service d’intelligence de la foi et qui avait soutenu le projet de création d’un institut théologique au service du dialogue interreligieux ! Mais il faut que vous sachiez, chers amis, que, quelques temps après la mort du cardinal, sa cousine, Marie-Thérèse, qui est parmi nous ce soir, était venue me porter un paquet bien emballé dans lequel se trouvait la crosse du cardinal Coffy, en me disant : « Père Aveline, je sais que c’est à vous qu’il faut que je la donne ! » C’était il y a bien des années… J’avais soigneusement rangé ce paquet dans une armoire, sans jamais l’ouvrir ! Et quand je suis revenu de Paris le mois dernier, après vous avoir rencontré, cher Monseigneur le Nonce apostolique, je suis retourné prendre ce paquet dans l’armoire et je l’ai ouvert, avec toute l’émotion que vous imaginez ! Et voici cette crosse qui m’aidera à mettre mes pas dans ceux du cardinal Coffy à qui je dois déjà tant de choses ! En l’accueillant, je vous propose de rendre ensemble un grand hommage au cardinal Robert Coffy !

Et maintenant, le rituel prévoit que le nouvel évêque, accompagné de deux autres évêques, fasse le tour de l’assemblée pour donner sa toute première bénédiction. Ce n’est pas un tour d’honneur ; ce sont seulement les premiers pas sur un nouveau chemin qu’il nous faudra inventer ensemble. J’ai demandé à Mgr Joseph Doré, archevêque émérite de Strasbourg, qui dirigea mon doctorat en théologie, et à Mgr Vincent Landel, archevêque de Rabat, qui m’invita à cheminer pendant sept ans avec cette belle Église du Maroc, de bien vouloir accompagner ces premiers pas. Moi, je vais vous donner une bénédiction, afin que, si vous le voulez bien, vous consentiez à accueillir en vos cœurs l’amour dont Dieu vous aime. Et vous, pendant ce temps, vous pourrez chanter le Magnificat de Marie afin que moi, vous entendant, je consente en mon cœur à laisser le Seigneur se pencher sur nous et guider notre route afin que tout se passe pour nous selon sa Parole. Alors, puisque nous devons tous consentir à quelque chose, si vous le voulez bien, dans la confiance et l’action de grâces, échangeons nos consentements !

+ Jean-Marc AVELINE
Evêque auxiliaire de Marseille
26.01.2014

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Dernière mise à jour : Mercredi 29 janvier 2014