Les racines et les bourgeons

C’était en 1794. Depuis quelques mois, la Terreur, parvenue à son paroxysme, ensanglantait la France. Cette année-là, la fête du Sacré-Cœur devait se célébrer le vendredi 27 juin. Or, depuis la Grande Peste, cette célébration était importante pour les catholiques de notre diocèse. En effet, le 1er novembre 1720, Mgr de Belsunce, en une longue prière de pénitence et d’offrande à laquelle il avait joint les litanies composées par une religieuse de la Visitation, Anne-Madeleine Rémuzat, avait consacré la ville au Sacré-Cœur. Deux ans plus tard, l’épidémie ayant repris, les échevins firent « le vœu ferme, stable et irrévocable engageant eux et leurs successeurs à perpétuité de célébrer chaque année la messe au Premier monastère de la Visitation », suivie, le soir, d’une « procession générale d’action de grâces ». Le 12 juin 1722, le vœu fut accompli pour la première fois. Et depuis, chaque année, il avait été renouvelé.

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