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Assomption 2019 : Notre Dame de la Garde

En ce 14 août, de nombreux marseillais se sont retrouvés au pied de Notre Dame de la Garde en présence de Mgr Pontier pour monter en procession et acclamer Marie .

Mgr Pontier présidait la cérémonie, entouré de Mgr Mouïsse, du P. Olivier Spinosa et de nombreux prêtres .

Dans son homélie, Mgr Pontier nous invitait en Eglise, à « rendre grâce pour la mère de Jésus, pour Marie, pour la bonne mère. »

Ce soir, nous sommes là, un peu comme cette femme qui « éleva la voix au milieu de la foule pour dire à Jésus : « Heureuse la mère qui t’a porté en elle et dont les seins t’ont nourri. » Manifestement, elle parlait comme quelqu’un qui ne connaissait pas Marie. Mais elle pense à cette femme qui a la joie d’avoir un tel fils. Quelle fierté pour elle, pense -t-elle. Nous-même ce soir, en Eglise, nous rendons grâce pour la mère de Jésus, pour Marie, pour la bonne mère. Nous la connaissons par les récits de l’évangile. Nous la connaissons par la parole de Jésus sur la croix qui la donne pour mère à Jean, son disciple. Nous la connaissons avec toute la tradition de l’Eglise qui nous dit qu’elle est la première des sauvés, qu’elle a bénéficié, la première, de la victoire acquise par son fils sur le péché et sur la mort. Elle tient une grande place dans notre vie spirituelle, dans notre prière, dans notre cœur de croyants marseillais. Ce site de Notre Dame de la Garde nous la rend présente de manière permanente, quotidienne. Elle domine le sanctuaire, elle présente son fils, elle veille sur nous.

Il nous faut entendre la réponse que Jésus fait à cette femme : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! » Oh, Jésus ne dit pas cela pour déprécier la place de sa mère dans sa vie d’homme. Il vient de vivre une trentaine d’années avec elle et Joseph. Il a tant reçu d’eux. Et elle a été auprès de lui aux moments cruciaux de sa vie apostolique. Mais il nous révèle que les liens charnels ne suffisent pas pour parler de sa mère ni pour dire la profondeur des liens humains. Il faut savoir écouter la parole de l’autre, lui faire une demeure dans son cœur. Il faut le connaître au point de reconnaître sa voix, alors que l’autre n’est pas là ou n’est plus là. Et pour cela il faut avoir écouté, gardé. Et il en est bien ainsi pour la rencontre avec Dieu. Marie a su écouter la parole de Dieu et la garder. Elle a su l’écouter dans son enfance, elle a su l’écouter à l’annonciation, puis dans les divers événements de sa vie avec Jésus : la naissance à Bethléem, la fuite en Egypte, la vie à Nazareth, les retrouvailles devant les grands prêtres lors du pèlerinage à Jérusalem. L’évangile nous dit qu’elle gardait tout cela dans son cœur et le méditait. Elle gardait la parole de Dieu révélée dans ce qu’elle avait à vivre et la méditait. Elle savait bien que si elle est mère de Jésus, elle est d’abord fille de Dieu et que c’est l’écoute de la parole de Dieu qui l’a faite fille de Dieu puis mère de Jésus.

« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! » Par cette béatitude, Jésus révèle la véritable source de bonheur de Marie et aussi la nôtre. Le chemin du cœur de Dieu nous est ouvert. L’écouter, garder sa parole, le connaître et le reconnaître nous sont possibles. C’est même à cela que nous sommes appelés. Nous sommes en route. Les événements de nos vies nous provoquent à une écoute toujours nouvelle, à un cœur à cœur, à une confiance, à un abandon, à une victoire sur nos peurs, nos incertitudes, nos perplexités. La parole de Dieu nous éclaire sur cette route de croyants. Et ce soir, en cette fête de l’assomption de Marie, nous redisons avec l’apôtre Paul : « Ô mort où est ta victoire ? Ô mort, où est-il ton aiguillon ?... Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ. »

Oui, Béni sois-tu, Seigneur Jésus de nous avoir ouvert les portes de la connaissance du Dieu, Père, Fils et Saint Esprit. Bénis sois-tu de nous avoir révélé son visage d’amour, Béni sois-tu pour ton incarnation, béni sois-tu pour le salut que tu nous as acquis par ton amour jusqu’au bout. Béni sois-tu pour le visage maternel de l’amour de Dieu que tu nous as révélé. Béni sois-tu pour le visage spirituel de Marie que tu nous as donné comme mère. Donne-nous de l’entendre nous dire : « Faites tout ce qu’il vous dira. »
Oui, « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent. »

Dernière mise à jour : Jeudi 29 août 2019