Aux origines de l’Art sacré

Notre propos est de présenter l’origine et les développements de l’art sacré.

Notre propos est de présenter l’origine et les développements de l’art sacré.
 
Il est d’aider à comprendre le sens des lieux, espaces, aménagements et objets que le fidèle ou le visiteur découvrent dans les lieux de culte de l’Eglise catholique, quels que soient leur style architectural ou leur ancienneté, et qui constituent, non le décor, mais le cadre de la relation des croyants avec Dieu.

Ultérieurement, nous aborderons l’architecture, la symbolique des éléments de décoration, les objets du culte, les vêtements liturgiques, la musique sacrée, etc , mais nous pensons que la compréhension de ces sujets sera d’autant plus aisée qu’elle s’appuiera sur la démarche que nous nous proposons de suivre.
 

Le chapitre VII de la Constitution « Sacrosanctum Concilium » sur la Sainte Liturgie, consacré notamment à l’art sacré, énonce, dans son préambule :

« Parmi les plus nobles activités de l’esprit humain, on compte (…) l’art religieux et, ce qui en est le sommet, l’art sacré.
Par nature, ils visent à exprimer de quelque façon dans les oeuvres humaines la beauté infinie de Dieu et ils se consacrent d’autant plus à accroître sa louange et sa gloire qu’ils n’ont pas d’autre propos que de contribuer le plus possible à tourner les âmes humaines vers Dieu. »
« Aussi - poursuit le préambule- (…), l’Eglise (…) n’a jamais cessé de requérir (le) noble ministère (des beaux-arts) principalement afin que les objets servant au culte soient vraiment dignes, harmonieux et beaux, pour signifier et symboliser les réalités célestes ».

L’art sacré rend donc manifestes les formes dans lesquelles l’Eglise vit sa relation à Dieu. La dimension sacrée vient de ce qu’il a pour but d’exprimer la proximité de Dieu et de l’Homme, de Le rendre intelligible mais aussi sensible.
Par son art sacré, l’Eglise en dialogue avec les hommes d’aujourd’hui, et attentive aux évolutions de son temps, épouse les évolutions des styles, des modes et des goûts et des tendances de l’art.

Le cadre privilégié de cette relation avec Dieu est en principe l’église, du grec ekklesia, l’assemblée à laquelle Il convoque son peuple et qui a donné son nom au bâtiment église. Certaines églises ont une vocation particulière, telles les cathédrales, qui sont les églises où se trouve le siège de l’évêque ou les basiliques, qui sont des églises privilégiées où les fidèles viennent pour un pèlerinage particulier.
Les chapelles sont, en général, de petites églises ou des dépendances d’une plus grande église.

Ces différents lieux de culte ont cependant des éléments structurants qui leur sont communs et qui sont porteurs de sens.

Quels sont ces éléments communs et quel est leur sens ?

Nous choisirons de l’exprimer en une formule qui peut accompagner la démarche de celui qui s’avance dans une église, depuis le porche jusqu’à l’abside, du bénitier à l’autel, en l’invitant à ouvrir les yeux, à identifier les objets, et à comprendre en quoi ils s’inscrivent dans la démarche du croyant :

Dans un lieu que consacre Sa présence, Dieu accueille Son peuple, qui s’avance à Sa rencontre, pour s’imprégner de Sa parole et se nourrir de Son Eucharistie

Ceci est un préliminaire à des articles qui vont suivre

Dernière mise à jour : Mardi 28 juin 2016