Bienheureux Jean-Baptiste Fouque

Le 30 septembre prochain, nous recevrons l’abbé Fouque, enfant de Marseille, comme modèle dans la suite de Jésus.

Il a vécu dans une période difficile des relations entre l’Église et l’État. Bien des aspects de sa vie peuvent être retenus et marquer notre année pastorale qui commence avec cette fête.
La foi profonde en la bienveillance de Dieu et en sa présence aimante
La lecture de sa vie reflète celle d’un croyant touché par la bienveillance de Dieu, sa compassion, son amour pour les hommes, son désir d’être reconnu par tous comme un Père aimant, son engagement pour le salut des hommes. Aussi attache-t-il une grande importance à la célébration de l’Eucharistie comme à celle de la confession, comme on disait à l’époque. En ces deux sacrements, il contemplait l’amour de Dieu révélé par Jésus Christ qui donne sa vie pour ses amis, l’amour de Dieu qui déverse sa miséricorde sur ses enfants fragiles et éprouvés. Le début de journée était consacré au premier et la fin au second. Son confessionnal était fréquenté. Il a eu le souci de révéler l’amour de Dieu pour chacun, pour le faible et le pécheur particulièrement. Il n’a jamais oublié d’éveiller ceux qu’il accueillait à l’amour de Dieu pour eux.

L’engagement auprès des « sans rien » de son époque
Cette compassion de Dieu contemplée déborde chez lui dans un appel à vivre la compassion active pour ceux qui, de son temps, étaient les plus délaissés : jeunes garçons sans famille, jeunes filles en situation de détresse, enfance délaissée, domestiques et employés sans famille à Marseille, enfance coupable, malades psychiatriques, hôpital qui deviendra l’Hôpital Saint Joseph.
Cet engagement lui permet d’associer à cette œuvre des congrégations religieuses ainsi que la collaboration et le savoir-faire de personnes riches et fortunées. Il a suscité de grandes générosités. Il a su faire partager autour de lui son esprit entreprenant. Il s’appuyait sur sa foi en la fidélité de la Providence. Sa charité entraînait sa raison qui, du coup, déployait toute son imagination créatrice.

Église de Marseille, accueille le témoignage d’un des tiens et laisse-toi toucher
Cette fête de début d’année pastorale peut marquer notre année, nos initiatives, nos choix. On retrouve les piliers de toute vie chrétienne : l’amour de Dieu et celui des plus pauvres.
Comment, aujourd’hui, fortifier notre lien à l’Eucharistie et au sacrement de la réconciliation ? Comment contempler la compassion de Dieu pour les hommes ? Comment se laisser toucher par le Christ et par son Esprit ? Comment nourrir notre vie de foi et en témoigner ?
Comment, encore, donner place aux plus pauvres dans notre vie paroissiale ? La Journée mondiale des pauvres va se proposer à nous pour en faire un temps d’échange et de rencontre. Comment nous engager dans le soutien aux « sans » d’aujourd’hui dans la réalité de la société actuelle ? Des initiatives existent à partir des communautés chrétiennes, des associations caritatives, des associations de la société civile. Comment travailler ensemble pour soutenir ceux qui sont sans travail, sans logement, sans éducation, sans repères, sans papiers, sans santé ? Que de sollicitations !

Que le Bienheureux Jean Baptiste Fouque soutienne notre confiance aimante en Dieu et notre engagement en faveur de la fraternité humaine !

+ Georges Pontier
Archevêque de Marseille

Dernière mise à jour : Jeudi 30 août 2018