Accueil > Actualités > Eglise Universelle > Congrès international de la Catéchèse

Congrès international de la Catéchèse

Une délégation de Marseille assistait au Congrès International de la Catéchèse à Rome du 20 au 23 septembre 2018 : Sœur Marie Anne Bourgois pour le Service Diocésain de la Catéchèse (SDC), Mme Gratienne Disdier pour la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique (DDEC) et Mme Elisabeth Caiazza pour le S.D.C et la D.D.E.C.

1500 catéchistes se sont réunis, venus de 48 pays et de quatre continents, dont 247 français de 57 diocèses accompagnés par trois évêques  : membres des services de catéchuménat, de catéchèse, de la pastorale liturgique et sacramentelle, et de l’Enseignement catholique.
PNG
En 2013, le premier congrès avait approfondi la première partie du Catéchisme de l’Église catholique  : « La profession de la foi ». Dans le même esprit, ce second congrès s’est emparé de la seconde partie du Catéchisme, « Célébrer le mystère chrétien » avec comme thème  : «  Le catéchiste, témoin du mystère  ». Pour l’explorer, les conférenciers - théologiens, laïcs, évêques, et religieux - se sont appuyés à la fois sur les textes du magistère : la Constitution Sacrosanctum Concilium sur la sainte liturgie, les exhortati ons apostoliques «  Evangelii Gaudium », Amoris laetitia, et sur leurs expériences pastorales.
Accueillis dans la salle Paul VI par Mgr Rino Fisichella, président du Comité Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Evangélisation, celui-ci donne le ton :
« La première parole prononcé par le catéchiste devrait être le mot « mystère » » –
Dans le vocabulaire courant, « mystère  » signifie ce qui est secret, caché. Dans le vocabulaire chrétien, il signifie une vérité qui n’en finit pas de se dévoiler, qu’on n’a jamais fini de chercher, et qui suppose l’adhésion de la foi. Il a démontré que paradoxalement, alors que la science et la technique ne cessaient de progresser, elles répondaient de moins en moins à la question essentielle de l’homme sur le sens de sa vie. Le mystère que l’Église célèbre dimanche après dimanche dans la liturgie, c’est le mystère pascal, Jésus Christ mort et ressuscité, le cœur de notre foi. C’est ce Christ mort et ressuscité, qui a bouleversé l’histoire du monde et de l’homme, qui donne sens à la vie de chacun de ceux qui acceptent de le suivre. Mgr Fisichella a appelé les catéchistes à enraciner leur existence dans le mystère pascal et à ne pas avoir peur de dire qu’ils fondent leur mission sur ce mystère.

Avec l’intervention de Mgr Cacucci sur la catéchèse mystagogique, il confirme que notre tâche de catéchiste est de permettre à l’enfant une progression pour découvrir le cœur de notre foi à travers la mort et la résurrection du Christ « Le chemin de foi n’est pas qu’ouverture de l’intelligence mais il est « entrée » progressive dans le mystère du salut. C’est la tâche des catéchistes de permettre cette progression ». Le pape François a montré que ce kérygme était à redécouvrir sans cesse : par exemple,

le rôle du catéchiste n’est pas de faire apprendre le signe de croix, mais de le faire aimer, car la croix est le signe de l’amour infini de Dieu

.
Dans l’Église primitive, catéchèse et liturgie étaient d’ailleurs complètement imbriquées car ce qui a singularisé les premières communautés est qu’elles se rassemblaient pour célébrer. La célébration était le lieu où la foi était à la fois célébrée, enseignée et vécue. La catéchèse était fondée sur les mots et les gestes de la liturgie. Ce sont ces gestes et ces mots qui se sont transmis jusqu’à nos jours, toujours enrichis par la vie des communautés et qui constituent ainsi la Tradition vivante de notre Église. Nous avons ainsi approfondi ce qu’était la mystagogie et pourquoi elle était essentielle en catéchèse. Alors que les Pères de l’Église disaient qu’il était plus facile de faire une catéchèse mystagogique après avoir célébré, parce que le rite fortifie la foi et la foi fortifie le rite, nous avons détaché la catéchèse de la célébration communautaire.
La célébration est donc importante en catéchèse. Le Catéchisme de l’Église Catholique dit  : « Lex credendi, Lex orandi. La loi de la prière est la loi de la foi. L’Église croit comme elle prie. La liturgie est un élément constituant de la sainte et vivante Tradition ». Les deux premières parties du Catéchisme - profession de foi et célébration - tiennent donc ensemble.
Et Mgr Cacucci de continuer « Nous sommes loin d’une telle catéchèse. Nous en sommes encore à une pastorale qui « prépare aux sacrements » alors qu’il s’agit d’initier les enfants à la vie chrétienne ».
Nous avons entendu aussi qu’il était temps de mettre la famille au cœur de la catéchèse, parce que la catéchèse est tournée vers la vie : nous catéchisons les adultes d’un côté et des enfants de l’autre, alors que les uns et les autres ont une vie de conjoint, de père, de mère, de fils et de fille. Être catéchiste et non pas faire le catéchisme Dans son message vidéo, le pape François, a insisté sur la mission du catéchiste, « communication d’une expérience et témoignage de foi »
« Votre parole sera toujours une première annonce » et une catéchèse fructueuse « trouve sa force dans la liturgie et les sacrements car le mystère que l’Église célèbre trouve son expression la plus belle et la plus cohérente dans la liturgie ». Il a terminé en soulignant les chances et les opportunités que la mystagogie offre à la catéchèse car c’est dans la vie sacramentelle que Jésus-Christ se fait le contemporain de son Église.
Nous sommes reparties confirmées dans les orientations prises par le service diocésain de la catéchèse de Marseille : permettre aux catéchistes de vivre pleinement cette expérience pour elle du Salut pour le partager toujours plus aux enfants et leur famille. La catéchèse doit être mystagogique et est donc appelée aujourd’hui à se vivre en famille, au cœur des communautés paroissiales pour aller à la source : l’amour infinie de Jésus Christ.

L’apothéose de ce riche congrès, fut le lendemain, la messe dans la Basilique Saint Pierre avec la présence de l’Apôtre sous nos pieds et l’Esprit Saint sur nos têtes, tous deux nous disant : « catéchiste, soit témoin du Mystère ».

L’équipe du S. D. C. et de la D.D.E.C.

Dernière mise à jour : Jeudi 22 novembre 2018