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Décès du Père Robert Levet

Le P. Robert Levet est décédé le jeudi 14 juin chez les Petites Sœurs des Pauvres des Chartreux. Jusqu’en 2013, il avait été chapelain à Notre-Dame de la Garde.

Né le 4 août 1925 à Vernon (Eure), ordonné prêtre le 4 juillet 1948 à Arras, il poursuit des études à Rome pendant trois ans. Revenu à Arras, il est nommé directeur du Grand Séminaire en 1950. Vice-official et secrétaire de l’évêché à partir de 1960, il devient directeur-adjoint de l’aumônerie des immigrés en octobre 1961, puis secrétaire du Conseil épiscopal en 1962. Cette année-là, Mgr Gérard Huyghes lui demande de l’accompagner à Rome pendant les sessions du concile Vatican II en qualité de secrétaire.
En 1966, il quitte Arras pour Paris et devient secrétaire-adjoint de l’épiscopat, chargé des questions juridiques, administratives et financières jusqu’en 1975.
En 1976, départ pour Marseille. Le P. Levet sera secrétaire particulier de Mgr Roger Etchegaray jusqu’en 1981. Il est ensuite chapelain-économe de Notre-Dame de la Garde de 1981 à 1999 et délégué-adjoint à l’œcuménisme, puis chapelain jusqu’en 2013. Il se retire alors chez les Petites Sœurs des Pauvres.
Au cours de la messe de funérailles, le 19 juin, dans la chapelle de Ma Maison, le P. Jacques Bouchet, ancien recteur de Notre-Dame de la Garde, a rappelé « sa passion pour l’Église, ses talents d’enseignant, d’historien minutieux, fouillant jusqu’à l’extrême, et même l’épuisement, textes et documents. En arrivant à Notre-Dame de la Garde, il a vite vu combien de nouvelles recherches historiques pourraient enrichir les visiteurs et les pèlerins. Sa foi profonde, ancrée dans l’Écriture et l’histoire, nous invite à approfondir sans cesse la connaissance du Christ, chemin de vérité et de vie ».

Merci Père Levet

De 2002 à 2013, le P. Robert Levet a été, pour Église à Marseille, un collaborateur fidèle, compétent et précieux.

Durant ces onze années, il a signé plus de 90 articles sur des sujets divers où il pouvait développer ses connaissances sur l’histoire de l’Église, du diocèse et sur l’œcuménisme : des séries – « La résidence épiscopale marseillaise », « Les quarante ans de Vatican II » ou encore « Jean-Paul II et Notre-Dame de la Garde » –, et des articles uniques comme « La fête de Toussaint », « La définition du dogme de l’Immaculée Conception » ou « Les pontificats les plus longs », où se manifestait son obsession des chiffres…

Les articles du P. Levet avaient une caractéristique rare : ils étaient techniquement impeccables et n’appelaient aucune correction typographique. Bien calibrés, ils ne nécessitaient aucune coupure, la hantise des secrétaires de rédaction !
Mais, revers de la médaille, avant de recevoir la dernière mouture, cinq ou six (voire plus…) textes successifs nous parvenaient, illustrant la marche vers la perfection, motif de taquinerie de notre part dont l’auteur souriait.
Sur le fond, le P. Levet veillait à la qualité de ses sources, à la clarté de son expression, à l’emploi d’un vocabulaire accessible. Bref, on avait plaisir à lire ses articles.

Ce fut donc un choc inattendu lorsque la maladie, en avril 2013, contraignit brusquement le P. Levet à cesser toute activité. Il venait de produire sept articles passionnants sur le concile Vatican II et devait poursuivre cette série. Ce silence brutal fut une épreuve pour toute l’équipe d’Église à Marseille et pour nos lecteurs, privés d’un auteur apprécié.

Oui, merci, Père Levet, pour votre longue collaboration, pour votre disponibilité. Pour les encouragements que vous ne manquiez pas de nous prodiguer et pour les conseils que vous nous donniez avec enthousiasme.

Nous avons perdu un ami.

Dernière mise à jour : Dimanche 29 juillet 2018