Dieu accueille son peuple

Les fonts baptismaux, le bénitier et le confessionnal sont l’expression de l’accueil de Dieu, à divers moments de la vie du croyant.

A -Les fonts baptismaux

Des fonts baptismaux, destinés au baptême (du grec baptizein : immerger), sont aménagés dans les églises pour l’accueil des nouveaux croyants. L’eau de la fontaine baptismale évoque la vie, la naissance, la purification. Celui qui reçoit le baptême naît à la vie d’enfant de Dieu, dans une démarche d’adhésion au Christ.

Le baptême chrétien, lié à un rite traditionnel de purification, évoque celui que le Christ a reçu de Jean-Baptiste. Il s’en distingue cependant en ce sens qu’il est œuvre divine et que, comme le dit St Paul, « Nous avons été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la Gloire du père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » (Rom 6-4).
Il est « la porte des autres sacrements » en ce sens qu’il « régénère en donnant le germe de la vie divine » ; le croyant prend part à la vie du Christ ressuscité et entre dans le mystère pascal. Il est re-né à la vie divine.

Le rite originel du baptême comprenait l’immersion totale du baptisé ; puis, par commodité, il s’est limité à l’infusion qui consiste à verser par trois fois de l’eau sur le front du baptisé tandis que celui qui baptise dit :
« Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit » ; le baptisé reçoit ensuite sur le sommet de la tête l’onction du saint chrême, qui exprime l’imprégnation du Saint Esprit.

Aux origines de l’Eglise, les fonts baptismaux, « fontaine d’eau vive », étaient placés dans les baptistères, bâtiments recouverts d’un dôme, indépendants ou inclus dans l’église, de forme circulaire ou octogonale, l’octogone évoquant le huitième jour, celui de l’éternité, car le baptême est la porte de la vie éternelle.

Aux origines de l’art sacré : Dieu accueille son peuple
Dernière mise à jour : Lundi 12 décembre 2016