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Eglise Saint-Cannat, les Prêcheurs

Située près de la rue de la République, elle fut construite par les Frères Prêcheurs ou dominicains chassés de leur couvent originel du 13ème siècle par les troupes impériales qui assiégèrent Marseille. L’église a été construite sur prés de 100 ans de 1526 à 1619 et largement modifiée ensuite.

A l’intérieur,

une vaste nef néogothique unique, simplement bordée de 7 chapelles latérales, répond à l’esprit de reconquête spirituelle du Concile de Trente (1545-1563), qui exigeait que tous les fidèles soient à même d’écouter le prédicateur, visible de tous, perché sur une superbe chaire ornée d’éléments en bois torsadé.


La façade, baroque tardif triomphant, fut réalisée seulement en 1739 par les 2 artistes Joseph Gérard et Antoine Duparc. Malheureusement, le fronton soutenu par 4 colonnes et ses pots à feu, furent démolis en 1926, lors du classement de l’église en Monument historique.

La façade de Saint-Cannat

Le style baroque directement inspiré du Concile de Trente, se caractérise par l’exagération du mouvement, l’exubérance, la grandeur, en réaction à l’austérité des temples protestants.

L’Eglise de Prêcheurs porte le nom de St Cannat qui lui fut attribué après la destruction de l’Eglise du même nom (à l’emplacement de l’actuelle préfecture).

Saint Cannat vivait en ermite au 5ème siècle prés d’Aix en Provence. Selon la légende, il accepta d’être évêque de Marseille seulement à la suite du verdissement miraculeux de sa canne. Il a laissé le souvenir d’un évêque énergique luttant farouchement contre le paganisme et l’hérésie.

L’Eglise a été brièvement cathédrale avant la construction de l’actuelle MAJOR.

Les œuvres artistiques notables.

La plupart datent du 19ème siècle ou d’apports extérieurs, l’essentiel ayant été détruit pendant la Révolution.

  • Les statues
    • A l’extérieur
      • Sur la façade d’entrée, de part et d’autre de la porte :
        St Vincent Ferrier et le Bienheureux Abelloi par le sculpteur Simon (1860) : 2 prédicateurs dominicains du 14ème siècle.
      • De part et d’autre de la balustrade :
        2 papes dominicains (Pie V et Benoit XI)
      • Bas relief du tympan : St Dominique recevant l’ordre du Rosaire par Simon
    • A l’intérieur
      • St Cannat en carton
      • St Dominique
      • Ste Thérèse de Lisieux par François Carli
      • ND du Mt Carmel par Honoré Coder
      • Gisant du Christ par Simon
        Christ au tombeau
      • Sacré Cœur de Jésus
      • Ste Anne et la Vierge en carton par Coder
      • Ste Expedit : selon la tradition, commandant romain d’Arménie décapité au temps de l’empereur Dioclétien
      • Ste Dévote, d’origine corse aurait été martyrisée en 314
      • Ste Rita, patronne des causes désespérées depuis le 15ème siècle
      • St Joseph et Jésus
      • St Padre Pio, capucin, homme de prières, connu pour les stigmates du <christ qu’il portait en permanence.
  • Les toiles de peintures
    • ND de la Paix par Pierre Bernard
    • La Vierge au rosaire par Bronzet
    • La Vierge à l’enfant par Michel Serre
    • La vision de St Pie V
    • Le Baptême du Christ par Pierre Parrocel
    • St Benoit et la vision du globe lumineux par JB Faudran
      La vision de saint Benoît" par Jean-Baptiste Faudran (18e siècle)
    • Présentation de Jésus au Temple par Michel Serre
    • La mort de St Joseph
    • Jésus chassant les marchands du Temple
  • Autres œuvres
    • Grand orgue de la tribune (1746) par le frère dominicain Isnard : il est aujourd’hui très dégradé et inutilisable
    • Ferronneries de l’avant corps de l’orgue par Antoine Duparc
    • Chaire en noyer du 17ème siècle
      La chaire du sculpteur Antoine Duparc (1695)
    • Boiseries de la chapelle des notaires : les notaires ont partiellement financé la construction de l’Eglise au 17ème siècle.
    • Grille du baptistère du 18ème siècle
    • Et surtout le maitre autel à baldaquin datant de 1755 par Dominique Fossati en marbre polychrome et classé monument historique.
    • Au tympan de la porte principale, le chien portant dans sa gueule le flambeau de la foi, incendiant le monde (symbole de l’ordre des prêcheurs) datant de 1749.
    • Tympan intérieur -

Marseille est une ville qui impressionne par son patrimoine spirituel d’une immense richesse. L’Eglise des prêcheurs, une des nombreuses œuvres d’art catholique, en est un témoignage.

  • Détail de la Chaire - épisode de la vie de Jésus
  • Jésus chassant les marchands du temple
  • La Vierge à l'Enfant et le purgatoire
  • Le maître autel par le sculpteur Dominique Fossaty vers 1750
  • Orgues
Dernière mise à jour : Mercredi 29 octobre 2014