Famiho- Synode- Toussaint

Il y a un mois se vivait le festival Famiho :deux jours et demi de fête de la famille.Retour ligne automatique Ce temps fort a vraiment permis de rassembler dans la joie des enfants, des jeunes, des adultes de toutes les générations, de sensibilités bien différentes : porté par la prière permanente auprès du Christ dont la rencontre est source de bonheur, enrichi par des tables rondes et des conférences de qualité sur divers aspects de la réalité familiale, illustré par des témoignages riches et profonds.

Il y a un mois se vivait le festival Famiho :deux jours et demi de fête de la famille.
Ce temps fort a vraiment permis de rassembler dans la joie des enfants, des jeunes, des adultes de toutes les générations, de sensibilités bien différentes : porté par la prière permanente auprès du Christ dont la rencontre est source de bonheur, enrichi par des tables rondes et des conférences de qualité sur divers aspects de la réalité familiale, illustré par des témoignages riches et profonds.

De nombreux services d’Église, des mouvements associatifs d’ordres divers,éducatifs, spirituels,caritatifs tout particulièrement, ont pu exprimer la part qu’ils prenaient dans le soutien apporté aux couples et aux familles, sans parler des chorales qui se sont succédé sur la scène de la place Bargemon ni des activités proposées aux enfants.

Vivre ensemble la joie de la famille, sans ignorer les chemins sinueux, joyeux
et douloureux que chacune rencontre et traverse.
La messe de rentrée a conclu ce festival dans une communion joyeuse autour de la Parole de Dieu, du Christ présent au milieu de nous.

La famille Église était heureuse de se retrouver auprès de Celui qui anime l’espérance de chacun et invite à aimer comme Il nous a aimés.

J’écris ces lignes depuis Rome, au terme de cette première semaine de partages entre Pères synodaux venus du monde entier autour de notre pape François. Les interventions de chacun voulaient mettre en évidence l’importance de la famille
dans la vie des hommes, sa beauté, fruit de l’appel de Dieu.
Elles voulaient souligner les joies et les épreuves des familles de ce temps,
la responsabilité des chrétiens dans le monde d’aujourd’hui pour témoigner du projet de bonheur que nous propose le Seigneur.

Là se trouvent l’amour, l’affection, le don pour le bonheur des autres. Quand chacun cherche son propre plaisir, il affaiblit celui de la famille.
Si chacun porte le souci du bonheur des autres membres de la famille, alors, malgré les épreuves, la joie est de mise.
Et si encore la famille se tourne ensemble vers le Père de toute miséricorde, alors vraiment l’amour en sort renforcé l’oubli de soi aussi et la joie des autres devient sa propre joie !

Ce trésor est entre nos mains. Nous pouvons le vivre, nous devons le vivre et en témoigner par notre vie même, sans cacher Celui qui nous soutient et nous porte !

Et voilà que la Fête de Toussaint oriente nos yeux vers la famille humaine rassemblée en Dieu par Celui qui, ayant donné la vie, triomphe de tout ce qui l’abîme
et vient combler chacun en le réconciliant avec soimême, avec les autres et avec Lui-même.
La lecture des Béatitudes peut nous accompagner tout au long de ces jours. Elle nous permettra de prier les uns pour les autres, de convertir ce qui, en nous, empêche ce bonheur d’advenir, sans oublier ces familles trop nombreuses qui aujourd’hui connaissent le chemin de l’épreuve aux formes diverses, et même
la persécution au nom de leur propre foi.

Écoutons le Christ dire et redire :
Heureux, heureux ! Faisons-lui confiance, empruntons le chemin qu’Il nous propose et qu’Il nous ouvre !
Avec Lui, aimer à la manière de Dieu est un bonheur !
Soignons nos familles, faisons-nous proches aux moments d’épreuve.
Que nos communautés chrétiennes soient de vraies familles ouvertes,
accueillantes, joyeuses, fraternelles !

+ Georges Pontier
Archevêque de Marseille

Edito de novembre 2014

Dernière mise à jour : Vendredi 7 novembre 2014