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Homélie : Assomption Notre Dame de la Garde 14 août 2017

« Le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son nom ! » Ainsi chante la Vierge Marie pour louer le Seigneur et lui rendre grâce.

En ce jour de la fête de l’Assomption, l’Eglise fête une de ces merveilles que le Seigneur a réalisées pour Marie. Dès l’instant de sa mort, Il l’a accueillie dans sa présence. Il n’a pas permis que le corps qui avait enfanté le Seigneur Jésus connaisse la corruption. Sa tendresse, sa bienveillance ont été jusqu’au bout. Marie est en Dieu. Elle est parvenue au terme de sa route humaine au cours de laquelle elle s’est toujours laissé faire par la Parole du Seigneur : « Qu’il me soit fait selon ta Parole » avait-elle répondu à l’ange de l’Annonciation.

Chers frères et Sœurs, avec la Vierge Marie, chantons la bienveillance de Dieu pour l’humanité. Lui qui a donné la vie par bienveillance, l’a sauvée par son Fils Jésus né de la Vierge Marie et par l’Esprit-Saint qu’il a répandu dans nos cœurs. Le regard de Dieu sur les hommes est toujours un regard qui est inspiré par sa bonté et se renouvelle en elle. Jésus du haut de la croix regarde encore les hommes avec bienveillance et implore le pardon de Dieu en leur faveur.

Marie ne fait pas que chanter la bienveillance de Dieu à son égard. Elle-même a vécu dans cette bienveillance pour les hommes. Le peu que nous rapportent les évangélistes nous parle de sa bienveillance. A Cana elle est attentive au risque du manque du vin de la fête, au pied la croix, elle est là pour accompagner le don que Jésus fait de sa vie pour le salut des hommes, avant la Pentecôte elle demeure avec les apôtres et les disciples de Jésus, elle soutient leur espérance. Et depuis dans le temps de notre histoire, elle manifeste la bienveillance de Dieu en rejoignant des pauvres et des petits : à Fatima, à Lourdes, à La Salette, à Notre Dame du Laus pour ne parler que de sanctuaires qui nous sont familiers. Et encore ou plutôt et surtout il y a notre expérience personnelle : que de grâces de réconfort n’avons pas reçues par Marie ? Ce lieu de Notre Dame de La Garde est aussi un lieu où les larmes sont essuyées, les mercis quotidiens et les demandes exprimées dans la confiance.
« Le Puissant fit pour moi des merveilles, » chante Marie.
Nous aussi chantons ces merveilles que le Seigneur a faites pour nous, dans nos vies personnelles, dans celle de nos familles, dans la vie de notre pays et dans celle du monde. Notre présence ce soir en est une belle expression. Nous nous souvenons, nous n’oublions pas, nous rendons grâce.

Chers frères et Sœurs, je voudrais nous inviter à la bienveillance dans nos vies. C’est une belle manière de témoigner de notre Dieu et de lui ressembler. Quand la vie est dure autour de nous, mettons de la bienveillance, mettons de la charité, de la solidarité, de l’humanité. Vivons aussi cette bienveillance en Eglise, dans la vie de nos paroisses, de nos communautés, de nos groupes. Notre monde manque de bienveillance. Notre monde est trop dur pour beaucoup. Toute proche de nous la méditerranée nous le rappelle sans cesse : que de drames ne se vivent-ils pas sur cette mer que nous aimons tant ?

Demandons au Seigneur, en ce jour de la fête de l’assomption de Marie, de renforcer notre foi en la vie éternelle. Demandons-lui de nous laisser faire par ses paroles de vie et de bonheur. Qu’Il nous tienne dans la bienveillance. Prions le pour notre pays qui cherche les chemins de la justice et de la fraternité.
Marie, Notre Mère, intercède pour nous maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

+Georges Pontier
Archevêque de Marseille

Dernière mise à jour : Mardi 15 août 2017