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Homélie Messe d’ouverture du Jubilé de la Miséricorde

Durant cette Année de la Miséricorde, venons puiser à la source de toute bonté. Elle est ouverte pour tous. Venons voir couler cette source qui sort du cœur même de Jésus en croix, source de pardon, de retournement, d’émerveillement, de recommencement.

Dans un peu plus de dix jours, nous nous rassemblerons dans la nuit de Noël pour fêter Celui qui a franchi la porte du ciel pour déverser sur notre monde la puissance de sa miséricorde. Ce sera Noël, ce jour où nous fêtons la naissance en notre chair du Fils de Dieu fait homme.

Comment se fait-il que Celui qui est immortel vienne se faire l’un de nous et connaisse la mort ? Comment se fait-il que Celui qui est à la source de tout vie et de tout amour vienne subir la violence, le rejet, la haine ? Comment se fait-il que Celui qui est le Très-Haut vienne jusqu’au plus bas de la fragilité humaine ?
C’est parce qu’Il n’est qu’amour. Il n’a que l’amour pour triompher de tout mal. Notre Dieu est ainsi. Il aime, Il pardonne, Il est plein de tendresse et de miséricorde. Il recherche la brebis perdue.

Réjouissez-vous, réjouissons-nous, frères et Sœurs. Rendons grâce ! Le chemin de la miséricorde nous est ouvert. Le Dieu de bonté est venu jusqu’à nous. Il apporte son trésor : sa bienveillance, son inépuisable miséricorde, sa passion pour ces hommes et ces femmes qui sont pour lui ses enfants bien-aimés.

Durant sa vie terrestre, Jésus le Christ a répandu les gestes de miséricorde pour relever, guérir, remettre debout, indiquer le chemin de la vérité, celui de l’amour, du pardon, de la conversion. « Il ne brise pas le roseau froissé, il n’éteint pas la mèche qui fume encore » (cf.Mth 12,20) « Il est venu pour que les hommes aient la vie et l’aient en abondance » (Jean 10,10). Il fait don de sa vie.
Sans la miséricorde, il n’y a pas de vie en abondance. Sans la miséricorde il n’y a pas d’avenir. Sans la miséricorde, celui qui est faible finit écrasé, celui qui est fragile, rejeté, ceux qui sont amis, divisés.
Dans le ciel, « il y aura plus de joie pour un seul pécheur qui se convertit que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion » (Luc 15,7).
Quelle profondeur d’amour qui nous dépasse !

Durant cette Année de la Miséricorde, venons puiser à la source de toute bonté. Elle est ouverte pour tous. Venons voir couler cette source qui sort du cœur même de Jésus en croix, source de pardon, de retournement, d’émerveillement, de recommencement.
Dans nos familles, dans nos quartiers, dans notre monde, que coule cette source de miséricorde. Qu’elle inonde ceux qui souffrent, ceux qui sont divisés, ceux qui s’affrontent, ceux qui vivent dans la peur. Qu’elle suscite des artisans de paix, de justice, de bienveillance. Qu’elle les soutienne. Le monde a davantage besoin de réconciliateurs que de diviseurs, de paix que de guerre, de justice que d’oppression.

Nous qui vivons ce Jubilé de la Miséricorde, nous venons rendre grâce pour ce Dieu de tendresse et d’amour. Nous venons Le supplier de nous pardonner. Nous venons Le prier pour nos frères les hommes. Nous venons recevoir la mission d’être « pécheurs d’hommes », doux et humbles de cœur, miséricordieux, artisans de paix, assoiffés de justice, frères universels.

Que la Vierge Marie, Mère de miséricorde, elle qui a été cette porte qui a enfanté le Prince de la Paix, qu’elle nous apprenne à enfanter la paix, la miséricorde, la bienveillance, la justice, l’amour.

+ Georges Pontier
Archevêque de Marseille

Dernière mise à jour : Samedi 2 janvier 2016