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Vidéo de l’homélie lors de la fête de La Chandeleur 2 février 2015

Ce matin, je vous invite à contempler le Christ qui nous est présenté comme la lumière des hommes.

Le vieillard Syméon, prenant dans ses mains l’enfant Jésus, fragile, qui n’a encore que quarante jours, le désigne comme la Lumière des Nations païennes et la gloire d’Israël !
Nous-mêmes, ce matin, au petit matin, alors qu’il ne fait pas encore jour, nous sommes là, accueillant ce même message : Il est la Lumière des Nations. Nous avons allumé des cierges, nous avons chanté : « Christ est Lumière des Nations ! »
Que nous cherchions la vraie lumière pour vivre et réussir, c’est bien évident !
Nous la cherchons dans nos vies personnelles, quand il y a des grands choix à faire ou des épreuves à traverser.
Nous la cherchons dans nos vies sociales ou politiques, quand manquent le travail, le logement, la nourriture, ou quand frappent la violence, la barbarie et qu’en nous, les sentiments se confrontent, nous faisant passer de la peur à la violence, de la confiance au désespoir, de la sagesse à l’idéologie.

Ce matin, je vous invite à contempler le Christ qui nous est présenté comme la lumière des hommes.
Un jour, ayant entrepris sa vie publique, Jésus reviendra au temple et s’écriera : « Je suis la lumière du monde. Celui qui vient à ma suite ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie. » Cela se passe juste après l’épisode de la femme adultère. Il vient de désarmer les bras de ceux qui étaient prêt à la lapider, à la tuer. Il vient de lui rendre sa dignité et la confiance en elle-même et en Lui.
La lumière de la vie ne peut pas inciter à tuer ni à rejeter. Elle montre, elle éclaire les chemins qui font vivre : ceux du pardon, ceux de la solidarité, ceux de la fraternité. Nous le savons bien !
Voilà quelques-unes de ces paroles de vie, de ces lumières sur nos routes : « Tu ne tueras pas. Ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. N’ayez pas peur. Je ne vous laisse jamais seuls. Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent. Ton Père voit ce que tu fais dans le secret, il te le revaudra. Tu es précieux à mes yeux et moi, je t’aime. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. Je vais vous préparer une place et là où je suis, là aussi vous serez. »
On ne trouve pas dans la bouche de Jésus ni dans sa vie des paroles qui nous dressent les uns contre les autres. On ne trouve que celles qui nous invitent à quitter les ténèbres, à nous éloigner de ce qui abîme l’homme et la vie entre nous.
Oh, chers amis, chers frères et sœurs ! Regardez le Christ, contemplez-Le ! Vous les jeunes, marchez à sa lumière ! Je pense particulièrement à ceux qui, parmi vous, préparez votre baptême, votre confirmation, votre première communion, à vous qui vous demandez parfois si vous y arriverez, si vous avez ce qu’il faut pour réussir. Oui, vous avez ce qu’il faut ! Réussir à la lumière de Jésus, ce n’est pas écraser les autres, les dominer, être premiers, mais c’est les servir et en faire des frères ! Demeurez amis de Jésus, écoutez-le, imitez-le.
Je pense à vous, chers consacrés, religieux, religieuses. Ce soir, dans cette basilique, nous nous retrouverons et vous rendrez grâce au Seigneur pour cet appel entendu, ce chemin à sa suite qui vous remplit de lumière, de bonheur. Cette année est une année de la vie consacrée. Par votre témoignage et votre engagement, la lumière du Christ nous rejoint tous.
Je pense bien sûr à nous tous, à chacun d’entre nous ! Regardons le Christ, contemplons-Le alors qu’Il est à jamais exposé sur la croix, sur cet instrument de supplice que les hommes dans leur cruauté ne cessent de perfectionner. Il est Dieu fait homme. Il est Dieu rejeté par les puissants, par l’orgueil des hommes. Il est crucifié. Mais de ses paroles et de son cœur sortent des paroles et des gestes de lumière et de vie : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. Père, entre tes mains je remets mon esprit ; aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le paradis. » Tout à l’heure, Il nous sera encore présenté : « Voici l’Agneau de Dieu, Celui qui enlève le péché des hommes. »
Oh, mes frères, mes amis, voilà notre vocation de chrétiens : à sa suite, vaincre le mal par le bien, vaincre la peur par la confiance, vaincre les divisions par la fraternité, vaincre le chacun pour soi par le don aux autres.
Répondons présents à l’appel du Christ qui nous dit comme à ses disciples : « Vous êtes la lumière du monde, que votre lumière brille aux yeux du monde pour qu’en voyant vos bonnes actions, ils rendent gloire à votre Père qui est aux cieux. » (Mt 5,14)
Qu’Il nous éclaire, nous tienne dans l’humilité, nous remplisse de joie et nous garde en tenue de service. Qu’Il trouve en nous des artisans de paix.
Amen.
+ Georges Pontier
Archevêque de Marseille

Dernière mise à jour : Mardi 17 mars 2015