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Homélie lors de la mese de rentrée des chefs d’établissement de l’enseignement catholique

Comment accueillir cette courte parabole ce matin ici en cette messe qui introduit votre session de travail et durant laquelle seront remises les lettres de mission aux nouveaux chefs d’établissement ?

« Personne, après avoir allumé une lampe, ne la cache sous un couvercle ou ne la met en dessous du lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. »

Le Père a allumé une lampe en son Fils Jésus Christ qui s’écriera après l’épisode de la femme adultère : « Je suis la lumière du monde. Celui qui vient à ma suite ne marchera pas dans les ténèbres ; il aura la lumière qui conduit à la vie. » Il vient d’allumer la lumière qui conduit à la vie, celle du pardon, de la miséricorde pour cette femme, la lumière d’un Dieu qui se fait proche, qui relève, qui défend. Il est la lumière allumée par le Père en ce monde. Et cette lumière n’a pas été cachée. Elle a été mise sur le lampadaire de la croix, pour que ceux qui entrent voient la lumière. Quel mystère !

Nous n’en finissons pas de la contempler. Celui qui est la lumière du monde l’est à partir de la Croix, non pas tant sur le versant de la souffrance que sur celui du pardon, de la vie donnée par amour, de la fidélité au Père, de la révélation de l’amour infini de Dieu pour les hommes, avec en plus cette promesse d’être un jour avec lui pour toujours ! La lumière qui rayonne du lampadaire de la croix n’aveugle pas. Elle éclaire. Elle éclaire ces réalités de la vie humaine où l’on cherche à y voir, à comprendre, où l’on cherche si l’on est seul ou si il y a Dieu ; et s’il y est, où est-il ? Et du lampadaire de la Croix, se fait entendre la Parole de Dieu : « entre tes mains je remets mon esprit ; Père, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ; aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le paradis ; j’ai soif ». Oui, la confiance en son Père, le pardon prié pour ses frères humains, l’annonce de la vie éternelle, la soif de Dieu…

C’est cette lumière qui a été allumée en notre humanité. C’est de cette lumière que dans la foi nous vivons dans nos vies personnelles et aussi dans nos missions ecclésiales et nos vies professionnelles. Pour en témoigner il faut s’en laisser pénétrer !

Le texte poursuit : « Faites attention à la manière dont vous écoutez. » Ici, dans ce contexte, il s’agit de l’écoute de la parole de Dieu. Ce texte suit celui de la parabole du semeur. Comment écoutons- nous la parole de Dieu, la lumière de Dieu semé en nos cœurs ? Si on ne fait pas cela on risque de confondre nos lueurs personnelles avec la lumière qui vient de Dieu. Nous sommes appelés à refléter la lumière du Christ, celle qui a été allumée près de nous le jour de notre baptême, celle que nous accueillons à chaque vigile pascale, celle qui a lui au matin de Pâques, en ce mystère de résurrection, de recommencement, de plénitude, d’espérance.
Chers Amis, C’est cette lumière qui nous anime dans l’enseignement catholique quand nous vivons et annonçons le Ressuscité. Un détail du texte est à relever : « Personne, après avoir allumé une lampe.. »

Chers Amis : avons-nous allumé la lampe ? La lampe du Christ est-elle allumée dans nos établissements ? Comment ? Quand ? Avons-nous le grand désir de l’allumer ?
Peut-être ce matin, pouvons - nous demander au Seigneur la grâce de mieux contempler personnellement et ensemble la lumière qui vient du Christ, de mieux nous en laisser éclairer, renouveler.

Demander aussi la grâce de savoir mieux l’annoncer à ceux qui vivent dans nos établissements, en vivant à la manière du Christ : présents, proches, bienveillants, encourageants, pleins d’espérance, fraternels et aussi, clairs dans notre annonce et dans les manières de célébrer sa présence.

Demander encore la grâce de savoir conduire sous la lampe du Christ ceux qui vivent dans nos établissements. Le texte disait : « On la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. »

« Oui, Seigneur, nous t’en supplions ce matin : apprends-nous à mettre la lumière, que tu aies de telle manière, que ceux qui entrent chez nous puissent la voir et en être éclairés. »

Amen.

+Georges Pontier
Archevêque de Marseille
22 septembre 2014. Arles

Dernière mise à jour : Mardi 23 septembre 2014