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Installation de la nouvelle équipe jésuite à Saint- Ferréol

Le dimanche 29 octobre, Mgr Georges Pontier a présidé la cérémonie d’installation de l’équipe de jésuites qui a désormais en charge l’animation pastorale des églises Saint-Ferréol et Saint-Cannat.

Avec le P. Steves Babooram, recteur, l’équipe est composée des PP. Pierre de Charentenay, Alain Feuvrier et Thierry Lamboley, et de Marie-Hélène Tanti-Hardouin. Lieu d’accueil, situé symboliquement Quai de la Fraternité, Saint-Ferréol est structuré autour de trois pôles : la spiritualité, la culture et la solidarité, comme l’a rappelé son nouveau recteur.
La célébration était présidée par Mgr Pontier entouré du P.François Boëdec, provincial de la nouvelle Province d’Europe occidentale francophone (EOF) et du P.Steves Babooram, recteur.

C’est le P.Steves Babooram qui ouvrit la célébration par un mot d’accueil :

Chers amis, bonjour !
Vous qui venez de Marseille, d’autres régions de France ou d’ailleurs, soyez les bienvenus pour célébrer ensemble le Seigneur en ce 30e dimanche du Temps Ordinaire.
Cette eucharistie revêt un caractère particulier dans la mesure où nous accueillons, ce matin, notre Pasteur, Mgr Pontier.
Cher Monseigneur, soyez le bienvenu chez vous ! Merci de votre présence et de venir prier avec nous et pour nous.

Chers amis, vous qui étiez là le 2 juillet dernier à la messe de fin d’année, vous avez vu ou rencontré l’ancien. Et le nouveau est là parmi nous ce matin ! Vous avez deviné de qui il s’agit !
Nous sommes heureux d’accueillir aussi le nouveau Provincial des jésuites de la Province d’Europe Occidentale Francophone, le Père François Boëdec, de qui dépendent les jésuites de Marseille.
François, sois le bienvenu chez toi et chez nous !
Bienvenue également à nos compagnons jésuites de Marseille et celui de Liège, le Père Christophe Renders qui est de passage parmi nous.

Mgr Pontier, vous avez confié à la Compagnie de Jésus la mission d’animer pastoralement les églises Saint-Ferréol et Saint-Cannat. Et nos supérieurs majeurs ont envoyé quatre d’entre nous de la communauté de Marseille pour assurer et vivre cette belle mission en collaboration avec des équipes de laïcs bien dynamiques qui nous ont bien accueillis. Nous sommes aussi heureux de pouvoir compter sur la présence des autres frères de notre communauté, selon leurs disponibilités. Avec les Pères Soler et Bony et Mme Marie-Hélène Tanti-Hardouin, nous, l’équipe des quatre jésuites, - Pères Pierre de Charentenay, Alain Feuvrier, Thierry Lamboley et moi-même -, nous portons ensemble cette mission reçue et partagée.

Tout en nous apprivoisant mutuellement et progressivement, nous formons une belle équipe de prêtres, de laïcs, de religieux et religieuses, d’employés ou de bénévoles. Nous travaillons ensemble pour rendre davantage notre église plus accueillante et ouverte aux tout-venants, cherchant une oreille attentive pour un temps d’écoute ou de confession, cherchant un espace de recueillement pour la prière, ou un lieu de formation humaine et spirituelle pour une intelligence de la foi, etc.

Mgr Pontier, nous vous remercions de votre confiance. Portons-nous particulièrement dans votre prière au cours de cette eucharistie.

Lancés par les Oratoriens, nous sommes heureux de poursuivre, avec la belle équipe de laïcs, cette mission d’Église autour de trois axes : la spiritualité, le culturel et l’entraide sociale au « Quai de la fraternité », lieu symbolique et réel où se côtoient peuples et cultures d’ici et d’ailleurs, appelés à vivre une certaine rencontre, appelés à vivre un amour à partager.

Chantons et prions ensemble.
P. Steves Babooram, sj

Mgr Pontier a prononcé l’homélie

Nous n’allons pas vers Jésus pour le mettre à l’épreuve ni pour le piéger. Nous y allons avec le grand désir de lui plaire, d’entrer dans sa volonté, de comprendre ce qui est le plus important pour marcher à sa suite. Supplions-le de nous faire cette grâce.
Les pharisiens vont vers lui pour le mettre à l’épreuve, pour le prendre en défaut au sujet de l’essentiel de la loi : « Maître, dans la loi, quel est le grand commandement ? » On devine à la réponse de Jésus qu’ils veulent le contraindre à choisir entre l’amour de Dieu et l’amour des autres. Un peu comme on a entendu parfois des débats entre chrétiens d’aujourd’hui pour opposer les droits de Dieu et les droits de l’homme.
Et Jésus déclare semblables les deux amours, celui pour Dieu et celui pour son prochain. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la loi, ainsi que les Prophètes. » Tout dépend de ces deux commandements.
L’ordre dans lequel Jésus les énumère n’est pas neutre. Il parle d’abord de l’amour de Dieu, puis de celui pour son prochain. Saint Augustin commentant cela a pu dire : « L’amour de Dieu est premier dans l’ordre du précepte et l’amour des frères l’est dans l’ordre de la pratique. » Et il poursuit en disant que l’amour pour celui qu’on ne voit pas, pour Dieu, n’est rendu crédible que dans l’amour de celui que l’on voit, son frère, son frère dans le besoin. L’apôtre Jean ne dit-il pas : « Celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, ne peut pas aimer Dieu qu’il ne voit pas » (1Jean 4,20).
On pourrait dire qu’on apprend ici-bas à aimer, à aimer Dieu en aimant nos frères. L’ardeur, l’ouverture à l’amour pour nos frères ici-bas prépare notre cœur à entrer dans l’amour infini qu’est Dieu : Dieu est Amour. Nous apprenons nous aussi à n’être qu’amour.
Vous avez choisi comme thème d’année : « Quel amour à partager ! » Vous le faites à cause du thème d’année choisi par Marseille-Provence 2018 : « Quel Amour ! » Il s’agit de s’émerveiller devant l’amour partagé ici-bas. Il y a un point d’exclamation et non un point d’interrogation. Et de fait, comme il est important de s’émerveiller de tout l’amour qui se partage ici-bas. C’est infini ! On pense spontanément à celui de la maman pour ses enfants, à celui des parents pour leurs enfants. On voit encore tant de formes d’amour. Le Livre de l’Exode dans la première lecture citait celui pour l’étranger, pour la veuve, pour l’orphelin. Comme je souhaite que cette année vous fasse grandir dans l’action de grâce, dans la contemplation de tout l’amour qu’il y a ici-bas dans la vie des hommes. Vous avez ici la Fête du Frère. Nous vivrons le 19 novembre la Journée du Pauvre, et en même temps, la Journée du Secours catholique. Je sais aussi ce que vous faites en faveur de personnes vivant dans la rue. Et que dire de l’amour pour l’enfant handicapé, pour le vieillard en fin de vie ? On n’en finirait pas de décrire cet amour à partager.
Je vous invite aussi à partager tout ce qui se voit moins, tout ce qui est plus intérieur et qui relève de notre relation avec Dieu. L’amour que Dieu nous porte et l’expérience que nous en faisons à des moments forts de nos vies méritent d’être partagés entre vous : je pense aux catéchumènes, à la paix reçue dans le pardon de Dieu, à l’estime de soi-même retrouvée, à la joie de partager la Parole de Dieu.
Votre paroisse a un rôle important d’accueil, d’ouverture, d’écoute, de proposition. Je vous invite à être inventifs et aussi à faire que le plus humble se sente ici comme chez lui.
L’eucharistie que nous célébrons nous remet devant l’amour à partager. L’amour de Dieu pour nous, manifesté en Jésus-Christ. Son amour célébré dans l’écoute de la Parole, dans le souvenir du "jusqu’au bout" de son amour, jusqu’au bout de sa vie et autant qu’il est possible et nécessaire d’aimer. Nous venons puiser à son amour, aux appels à aimer. Nous venons le supplier de nous donner de vivre dans l’amour entre nous, de sortir au-delà de l’amour de nous-mêmes pour entrer dans l’amour des autres, gratuit, infini. Nous venons le supplier de nous faire aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit pour devenir capables d’aimer jusqu’au bout nos frères dans le besoin. Et aussi d’aimer nos frères sans nous y enfermer au point d’en oublier celui qui est la source de tout amour, lui qui est plein d’amour et de tendresse, notre Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit.
Amen.
+ Georges Pontier
Archevêque de Marseille

Dernière mise à jour : Mardi 21 novembre 2017