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Journée mondiale des lépreux

Les 26, 27 et 28 janvier 2018, à l’occasion de la 65e Journée Mondiale des Lépreux la Fondation Raoul Follereau lance un appel à la générosité des Français

Comme chaque année lors de la Journée Mondiale des Lépreux, la Fondation Raoul Follereau lance une campagne pour sensibiliser les Français à la lutte contre la lèpre. Au-delà de l’appel aux dons, ce moment est l’occasion pour elle de rappeler que, malgré sa disparition sous nos latitudes, cette maladie n’en continue pas moins à faire des ravages parmi les populations les plus pauvres de la planète. Pour cette 65e édition, l’objectif prioritaire est ainsi de faire comprendre l’importance du dépistage actif, afin de prévenir les invalidités. Cette fois encore, la Fondation soulignera l’importance de cette journée via une campagne d’affichage autour d’un message et d’un visuel soulignant l’inhumanité du handicap.

On guérit de la lèpre, pas de ses conséquences

Chaque année, il devient plus difficile de mobiliser les générosités. En France la lèpre est considérée comme une maladie moyenâgeuse, éradiquée et donc invisible. Avec moins d’un cas pour 10 000 habitants, elle a même été déclarée éliminée en tant que problème de santé publique par l’OMS au début des années 2000. Une annonce prématurée qui, dans les pays touchés, a favorisé le recours quasi-systématique à un dépistage passif. Celui-ci oblige le malade à se rendre lui-même dans un dispensaire pour se faire soigner. Appartenant le plus souvent à une communauté isolée et coupée des systèmes de soins, ce dernier attend généralement d’avoir atteint un stade avancé de la maladie pour se déplacer. Or, si l’on sait soigner la lèpre, on oublie trop souvent qu’en s’attaquant aux nerfs, celle-ci entraîne des handicaps lourds (paralysies, amputations…), lorsqu’elle est détectée trop tard.

Résultat : 15 ans après la déclaration de l’OMS, on continue à observer une stagnation de la détection des nouveaux cas. En 2016, parmi ces cas, plus de 12 000 portaient déjà des infirmités visibles au dépistage. Ainsi, dans un pays où la lèpre est présente, le nombre d’anciens malades handicapés et qu’il faut prendre en charge est 10 à 20 fois supérieur à celui des cas dépistés dans l’année. Enfin, cette détection tardive accroît le risque de transmission au sein des communautés.

Mobilisations et actions se poursuivent !

Depuis plusieurs années, la Fondation Raoul Follereau œuvre pour faire reconnaître la nécessité du dépistage actif. Il s’agit d’aller à la rencontre des populations, dans les villages et au sein des communautés les plus exposées ou isolées, afin de détecter la lèpre, bien sûr, mais également d’autres pathologies de la peau. Partout où la Fondation a mis en place ce dispositif, le nombre de nouveaux cas de lèpre identifiés a augmenté.

Reste qu’après plusieurs années d’un dépistage passif, les compétences sur le terrain se sont diluées, pendant que les moyens dont disposaient les systèmes de santé nationaux se dégradaient. Aujourd’hui, il faut former les soignants, afin de leur permettre d’identifier la lèpre dès les premiers signes pour donner aux malades une chance de guérir sans séquelle. Il s’agit également de disposer de ressources logistiques suffisantes, telles que des véhicules adaptés pour se rendre auprès de ces populations, difficiles d’accès.

Un temps fort de communication pour convaincre et sensibiliser

Les 26, 27 et 28 janvier prochains, près de 15 000 quêteurs bénévoles parcourront la France pour solliciter la générosité des Français. Créée en 1954 par Raoul Follereau, pour qui toute forme d’exclusion était insupportable, la Journée Mondiale des Lépreux se veut aussi un temps fort de communication. Cette année, la Fondation a choisi de mettre en lumière l’importance du dépistage actif. Pour cela, elle lance une campagne de communication autour du visuel d’une prothèse tibiale, accompagné d’un message clair : « Si la lèpre est détectée trop tard, la vie du malade change. Pour toujours. »

Les dons récoltés lors de ce grand week-end permettront à la Fondation de poursuivre la lutte de son créateur, notamment au travers d’actions de prévention et de dépistage actif, mais aussi de soins, de rééducation et de réinsertion des malades

Dernière mise à jour : Samedi 27 janvier 2018