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Le Triduum pascal

Ces trois jours, du Jeudi saint au dimanche de Pâques, sont le sommet de l’année liturgique. Comme le dit le pape François, « c’est un mémorial d’un drame d’amour qui nous donne la certitude que nous ne serons jamais abandonnés dans les épreuves de la vie ».

Le Jeudi saint nous invitera à découvrir notre vie comme offrande (l’eucharistie) et comme service (le la-vement des pieds), à la manière même dont Jésus, Dieu fait homme, Parole faite notre chair, les vit dans son humanité. Dans la Cène, il propose de relire tout son agir, toute sa présence, tout son être, comme la présence de Dieu épousant notre humanité, comme lieux de révélation de la miséricorde, de la liberté, de la justice voulues par le Père pour chacun de ses enfants. Il fait monter l’action de grâce vers le Père, parce qu’il est venu jusque dans notre humanité à travers lui. De sorte que cela ne soit pas que mots et idéaux, il pose un geste, le lavement des pieds, en confiant à chacun de le poursuivre : « C’est un exemple que je vous ai donné : ce que j’ai fait pour vous, faites-le vous aussi » [Jean 13, 15]. C’est dans notre manière de nous tenir avec lui dans le service que les hommes pourront le découvrir proche.

Le Vendredi saint, nous ferons mémoire de cet accompagnement de Dieu en Christ, même là où nous ne pensions pas le trouver. Il est avec nous, même dans nos fragilités, dans nos peurs, dans nos blessures, dans toutes nos morts ! Il est venu emprunter le chemin de notre « humanitude » parce que rien de ce qui participe de notre existence ne lui est indifférent et ainsi, par sa présence même là, tout peut trouver un sens et devenir un chemin de vie. Par sa présence, même là, il nous atteste que notre vie n’est pas une impasse, mais que notre nuit est tendue vers la lumière de son jour. Comment ne pas annoncer cette nouvelle ? Là aussi, c’est notre manière de vivre qui témoignera de celui qui nous veut avec lui et qui, pour cela, veut être avec nous…

Le samedi saint
le Samedi saint, nous devons faire silence, car c’est « le jour du silence de Dieu », qui « parle et exprime l’amour comme solidarité avec les abandonnés de toujours, que le Fils de Dieu atteint comblant le vide que seule la miséricorde infinie de Dieu le Père peut remplir ».Pape François

Le dimanche de Pâques, la pierre roulée affirmera que la vie est plus forte que la mort (que nos morts), que la Parole n’est pas murée dans le silence, que l’espérance traverse nos existences pour ouvrir tout ce qui pourrait nous enfermer, pour briser toutes nos chaînes, pour fortifier tout ce qui a besoin de l’être. Pâques fête la résurrection du Christ mais aussi, en Christ, notre propre résurrection, qui n’est pas à attendre pour demain, mais est à prendre à deux mains pour la faire rayonner dans notre monde : « Vous êtes le sel de la terre. Vous êtes la lumière du monde. Que votre lumière brille aux yeux des hommes, pour qu’en voyant vos bonnes actions, ils rendent gloire à votre Père qui est aux cieux » [Matthieu 5, 13. 14. 16] [il n’est pas dit : « Vous serez… si », mais « Vous êtes »]. La résurrection du Christ est un appel à la vie, notre vie peut être la réponse. Vivre dans la résurrection du Christ, c’est, à travers tout ce que nous sommes, faire re-surgir la vie pour l’offrir à tous comme Bonne Nouvelle qui peut donner du sens à leur propre vie. Le Vendredi saint, nous ferons mémoire de cet accompagnement de Dieu en Christ, même là où nous ne pensions pas le trouver. Il est avec nous, même dans nos fragilités, dans nos peurs, dans nos blessures, dans toutes nos morts ! Il est venu emprunter le chemin de notre « humanitude » parce que rien de ce qui participe de notre existence ne lui est indifférent et ainsi, par sa présence même là, tout peut trouver un sens et devenir un chemin de vie. Par sa présence, même là, il nous atteste que notre vie n’est pas une impasse, mais que notre nuit est tendue vers la lumière de son jour. Comment ne pas annoncer cette nouvelle ? Là aussi, c’est notre manière de vivre qui témoignera de celui qui nous veut avec lui et qui, pour cela, veut être avec nous…

JL. Ragonneau s.j

Dernière mise à jour : Dimanche 16 avril 2017