Messe des artistes

Mgr Jean-Michel Di Falco Leandri présidait en ce mercredi des cendres, la messe des artistes."Convertissez-vous et croyez en l’évangile"

Comme chaque année, à l’occasion de l’entrée en Carême, la messe des artistes a été célébrée en la basilique du Sacré-Cœur. A l’invitation de Mgr Jean-Pierre Ellul, un hommage a été rendu aux artistes disparus pendant l’année, notamment en musique, par l’organiste Christophe Guida.
Des tableaux de Christiane Laplane et une chasuble de Valérie Duron étaient exposés dans le chœur.
C’est le secrétaire perpétuel de l’Académie de Marseille, Gérard Detaille, qui a lu la prière des artistes du Père Georges Durand.

« Êtes-vous plus mercredi des Cendres ou Saint-Valentin ? a demandé Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque émérite de Gap et d’Embrun, au début de son homélie, puisque ces deux fêtes se télescopent aujourd’hui. Finalement, dans les deux cas, il s’agit d’amour. L’Amour de Dieu pour nous, où, dans cette célébration, il nous rappelle que nous le rejoindrons un jour dans sa Maison, et cette parcelle de son amour qu’il a déposée dans notre cœur pour la partager avec ceux qu’il place sur notre chemin. »
Et il a terminé en souhaitant aux fidèles, conformément aux textes du jour, « un Carême parfumé et avec le sourire… ».

Homélie Mgr di Falco Leandri

La prière des artistes du père Georges Durand a été lue par Gérard Detaille de l’Académie de Marseille

Nous voici, Seigneur, face-à-face, déjà dans le désir et le tremblement, dans ce moment où nous pensons à notre corps, comme à la poussière du chemin que le vent soulève et qui retourne à la poussière !

Car tu es poussière, homme surgi du néant et de l’argile. Poussière du verger qu’un vent emporte, pour que la vie de l’amandier fleurisse et se répète ailleurs.
Regarde, Seigneur, et reconnais l’artiste qui veut redire ta Parole, et refaire ton geste créateur.

Nous aurons, nous dévoués à l’art, tenté d’épuiser au fil du temps ta parole éternelle, ensemencée et presque perdue dans l’espace de la douleur.

O Cendres bénies par le prêtre, moulues par le signe de croix.
Cendres, parlez-nous de la pénitence et de la mort, de l’infinie tristesse et du désespoir.
Parlez-nous aussi du feu de la vie, du résidu de notre être, mais aussi de rame, de la flamme qui sort du bois, de toute vie crucifiée et repentie, de toute transfiguration à même l’âme et le corps.

Regarde, Seigneur, tous ces artistes, nos frères, qui reconnaissent en Toi Celui qu’ils ont deviné, Celui qu’ils ont prophétisé, Celui qui leur a confié la beauté de sa création et sa propre gloire.

Georges Durand

Dernière mise à jour : Mercredi 14 février 2018