Patrimoine Ste Agathe

HISTORIQUE DE L’EGLISE

Le premier édifice date de la première moitié du 16e siècle, il portait le nom de Notre Dame de l’Assomption, mesurait 12 m de long et avait peu d’ouverture. Le culte y fut célébré pendant près de 200 ans, du 16e au 17e siècle et la chapelle dépendait de la paroisse de St Marcel. L’église de St Menet et l’ancienne église de la Valentine datent de la même époque. Celles de la Treille et des Accates furent construites au 18e siècle.

En 1734 eut lieu le premier agrandissement jusqu’au sanctuaire actuel. En 1756, (inscription sur grand arceau à l’intérieur du chœur), on procéda à la construction du choeur. (Dimensions : 29m40 x 6m50.)

En 1856, reprise de la façade principale, qui se terminait alors à la croix de l’encadrement, et on plaça l’avancement actuel en pierre de Beaucaire et de La Couronne, avec une petite niche pour Ste Agathe ; de style renaissance, elle est ornée de petites corniches et de légers chapiteaux et volutes. Elle mesure maintenant 12m de haut et 8m10 de large.
A cette date également, le clocher, bâti en deux fois avant la révolution, prend sa forme actuelle, avec une corniche en pierre et une large cage de fer où se trouve le timbre de l’horloge. Il comporte trois cloches, la plus petite sortie des ateliers de Genève (1788), les deux autres ayant été fondues à Marseille, et la plus grosse (200 à 300 KG) en 1829. Le clocher est haut d’environ 17m. En 1888, ouverture de 4 fenêtres au dessus de la chaire et du banc d’œuvre (disparus depuis), donc au-dessus de la statue de Ste Thérèse et du Sacré Cœur de Jésus, et deux autres à la tribune. En 1894, réfection de l’extérieur (30 tonnes de ciment fin).
Plusieurs autres réfections furent effectuées au 20e siècle, mais elles n’aboutirent à aucun résultat probant.

En septembre 2005, grâce à la ténacité du Père Jacquet, curé de l’époque, et de quelques paroissiens, la Mairie de Marseille décide la restauration totale de l’église, intérieur et extérieur. L’entreprise Arte Diem décroûte les murs intérieurs (10 tonnes de gravats), et les refait à la chaux et en les décorant dans des tons jaunes, terre de sienne, blanc, au plus près des originaux dont on aperçoit une petite fresque au-dessus du Calvaire, près de la tribune.
Les fresques et peintures du chœur sont éclaircis et restaurées à l’identique. De plus, l’école d’Avignon a réalisé gratuitement une nouvelle fresque en hommage à la patronne de la paroisse, Ste Agathe, au-dessus de la tribune. Ces travaux ont duré huit mois.

tard, la Snef a mis en conformité les circuits électriques et posé une moquette chauffante. L’Atelier du Bois a réalisé et posé le nouvel escalier donnant accès à la tribune, ainsi que les plinthes de protection des câbles et des murs. Les volets de la sacristie ont été changés et les portes de l’église ravivées. L’entreprise Vivien a procédé à la pose des deux calades du fond de l’église, la mise en valeur du porche et la pose du baptistère dont le pied a été refait.

Cette série de travaux s’est déroulée de novembre 2007 à septembre 2007, et a été inaugurée par M. le Sénateur Maire de Marseille, M. Jean-Claude Gaudin, le dimanche 23 septembre 2007, en présence du député et Maire de secteur, M. Roland Blum, et de nombreuses personnalités.

PEINTURES * MAITRE-AUTEL

Dans le chœur, peintures tracées en 1866 par M. Apy, ornementiste distingué. Ce fut lui qui couvrit ces murailles de colonnettes, embrasures et arceaux avec fond d’or, il dessina quatre personnages de grandeur naturelle (Ste Agathe, St Grégoire, St Lazare et Ste Lucie). Ces peintures ont été ravivées en 2006.

La grande rosace « Cœur de Jésus », fut fabriquée et posée par les ateliers DONZET comme le plupart des vitraux de l’église.

Le maître-autel en marbre blanc veiné a été sculpté dans les ateliers CANTINI (1866).

AUTRES ÉLÉMENTS ARCHITECTURAUX CHRÉTIENS AUX CAMOINS

Sur la place de l’église on peut admirer le portail de la chapelle des pénitents, assez bien conservé avec des chapiteaux romans.
A son fronton a été sculptée dans la pierre même, une blanche colombe entourée de rayons représentant le Saint Esprit, et à genoux, deux frères sont prosternés avec respect, revêtus de leur costume (milieu du 17e siècle).

La chapelle des pénitents a été démolie pour la construction de la route qui passe devant le tennis et la Maison pour Tous. Elle était située en face de l’école. Le portail a été sauvé par le CIQ et quelques habitants qui ont demandé à la Ville de Marseille de la reconstruire à son emplacement actuel.

La croix située au terminus des Camoins (face au monument aux morts) date de 1863, implantée après une mission pendant le rectorat du Père Gajean (1862-1875)
La croix située à la bifurcation Camoins/Camoins les Bains, fut implantée en 1842 après une mission sous le rectorat du Père Joseph Camoin (1825-1845)
C’est en 1845 que fut ouvert le cimetière des Camoins et d’Eoures.

Avril 2010 J.L. VASTROUX
(d’après le livre : « Camoins les Bains et ses environs » de l’Abbé Auguste AGNEL, curé de cette paroisse, fin XIXe, début XXe.)

Dernière mise à jour : Lundi 19 novembre 2012