Rentrée académique de l’ICM

ICM rentrée 2020 - Format PDF

Institut catholique de la Méditerranée
Rentrée académique
Samedi 26 septembre 2020

Excellence, Mesdames, Messieurs, chers amis,

C’est avec une grande joie que je prends la parole ce matin devant vous. Permettez-moi de vous remercier de n’avoir pas cédé à la peur et d’être venus malgré tout, masqués et gelés, pour cette séance de rentrée académique de l’Institut catholique de la Méditerranée.

Je salue tout particulièrement Monseigneur Celestino Migliore, Nonce apostolique en France, arrivé hier soir à Marseille pour m’imposer demain après-midi, à la Cathédrale, le pallium des archevêques métropolitains et qui, d’ici demain, découvre plusieurs facettes de la vie de notre diocèse de Marseille, en commençant par l’Institut catholique de la Méditerranée. Soyez le bienvenu, Excellence ! Salutations à vous aussi, Mgr Christophe Dufour, archevêque d’Aix et Arles. Nous travaillons ensemble au service de cet institut et je vous remercie pour votre présence fidèle à chaque Conseil d’administration.

Je salue également le P. Olivier Artus, recteur de l’Université catholique de Lyon, dont notre ICM est un pôle associé. Merci beaucoup, cher Olivier, d’avoir fait le déplacement jusqu’à Marseille, poussé par le Mistral ! Étant moi-même administrateur de l’Université catholique de Lyon, je puis témoigner de la volonté de notre Université lyonnaise de n’être justement pas que lyonnaise et d’être à l’écoute des besoins de tous les diocèses qui lui sont liés.

C’est pour moi l’occasion de rappeler les circonstances de la création de ce pôle universitaire à Marseille, avec la fondation de l’Institut de sciences et théologie des religions en octobre 1992. Je voudrais surtout souligner le fait que c’est une Église locale et non pas une université qui en a décidé la création. Ce n’est pas l’Université catholique de Lyon qui, un beau jour, a décidé d’ouvrir une filiale à Marseille pour traiter du dialogue interreligieux. Ce n’est pas une autre université non plus. C’est l’Église diocésaine qui, ayant pris conscience, à la faveur d’un synode diocésain, de l’importance des questions posées à la foi chrétienne par la pluralité des religions, a décidé de se doter d’un outil capable de l’aider dans son action pastorale. Ce cas de figure, à ma connaissance, est plutôt rare dans nos contrées et je sais d’expérience les combats qu’il a fallu mener, d’abord pour inscrire un tel projet diocésain dans des cadres universitaires, puis pour déployer en propositions académiques ce qui était né de questions pastorales. Mais ce lien étroit entre institution universitaire et Église locale, diocésaine et provinciale, est l’une des caractéristiques majeures de cette maison. Et l’extension des activités de notre Institut à Aix-en-Provence, depuis quelques années, participe de la même logique. Permettez-moi, à ce titre, de remercier tout particulièrement le P. Thomas Poussier, recteur du Séminaire et directeur de l’Institut universitaire Saint-Luc, tous deux reliés à l’ICM, d’être présent ce matin.

Je salue et remercie profondément tous ceux qui exercent des responsabilités à l’Institut catholique, sur les deux sites : Colette Hamza et toute l’équipe de l’ISTR, Thomas Poussier et toute l’équipe de l’IUSL, Christophe Roucou et toute l’équipe de Chemins de dialogue. Mais je voudrais saluer tout particulièrement le P. Patrice Chocholski. Après le départ du P. Xavier Manzano, appelé à d’autres fonctions et à qui j’exprime, une fois de plus, toute ma reconnaissance, le P. Chocholski, qui arrivait à Marseille, a accepté de participer à l’équipe de direction de l’Institut et de la coordonner.

Merci, cher Patrice, pour ta disponibilité à cette tâche délicate, dans une période où les défis ne manquent pas, non seulement à cause des contraintes sanitaires et de leurs effets sur l’enseignement universitaire, mais aussi à cause des nouveaux besoins qui se font jour, à côté des problématiques interreligieuses : besoins en droit canonique, besoins formation biblique et dogmatique pour les étudiants et les jeunes professionnels, besoins en formation d’éducateurs, besoins en parcours propédeutiques pour les étudiants en déshérence ; besoins multiples sur notre province, particulièrement aux prises avec la crise économique, avec les flux migratoires, avec les questions éthiques et bioéthiques fondamentales. Je sais que le Professeur Langeron, notre Président, et tous les membres du Conseil d’administration, sauront t’aider dans cette tâche et je les en remercie profondément. Le seul conseil que j’aimerais vous donner est celui-ci : n’ayez pas peur ! La précarité de nos moyens ne sera jamais un obstacle au rayonnement de notre institut, pourvu que nous gardions un cap évangélique, au service de l’Église et de la société. Souvent, la précarité est le creuset de la fécondité. La qualité du travail de chacun et l’art de travailler en équipe, entre Aix et Marseille, seront toujours les meilleures stratégies de communication.

Je salue enfin le P. Yann Vagneux, qui sera présenté plus amplement tout à l’heure avant qu’il ne nous fasse le cadeau d’une conférence introductive à notre année universitaire. Cher Yann, je t’ai d’abord connu en te lisant. Les conférences que tu avais données pour les séminaristes des Missions étrangères de Paris m’avaient profondément touché par leur profondeur spirituelle, notamment sur la question de la vocation : « pourquoi sommes-nous devenus missionnaires ? » Puis nous nous sommes rencontrés, juste avant que tu ne partes pour Bénarès. Mais paradoxalement, l’éloignement des lieux a favorisé l’approfondissement des liens. Grâce à toi, j’ai découvert l’œuvre immense et trop peu connue de Jules Monchanin. Grâce à toi, j’ai entrevu que la théologie du dialogue devait s’élaborer en relation avec le renouvellement de la théologie trinitaire et de la théologie de la catholicité. Je te remercie pour ton travail théologique, pour ton action pastorale, et plus encore pour le témoignage de ta vie. Je suis très heureux que nous puissions t’écouter ce matin.

Chers amis, je souhaite à tout l’Institut catholique de la Méditerranée, à Marseille et à Aix, une belle et féconde année académique.

+ Jean-Marc Aveline

Dernière mise à jour : Vendredi 9 octobre 2020