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Translation du corps du bienheureux Abbé Fouque

De l’hôpital Saint Joseph à l’église de la Trinité-la Palud

Mgr Bernard Ardura a présidé la cérémonie à l’hôpital Saint Joseph entouré de Mgr Jean-Norbert Ellul, du P. Pierre Brunet et d’autres prêtres diocésains.
C’est en procession qu’ils ont suivi le cercueil du bienheureux abbé Fouque jusqu’à la porte de l’hôpital.

Mgr Georges Pontier accueillait le cercueil à l’église de la Trinité-la Palud où le bienheureux abbé Jean-Baptiste Fouque reposera définitivement.

Dans son homélie, Mgr Pontier appelle à la compassion.

« Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles. »

La compassion, voilà bien ce que nous ressentons devant l’amour de Dieu pour l’humanité : une grande compassion. Il nous a appelés à la vie et à la communion avec Lui et entre nous. Devant l’œuvre du péché qui sépare de Lui et qui nous divise, Il est venu en Jésus se faire homme pour nous sauver, sauver nos cœurs du péché et nos vies de la mort. Folie de l’amour de Dieu, profondeur de son amour, de sa compassion, générosité inouïe ! « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. »
Le Seigneur poursuit son œuvre de salut en rendant l’homme capable de compassion véritable à son tour. C’est l’œuvre de Dieu. Il n’y a pas lieu d’en tirer orgueil. C’est le choix de Dieu. Saint Paul écrivait aux Corinthiens : « Ainsi, aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu. »

Nous entourons la dépouille mortelle du Bienheureux abbé Jean-Baptiste Fouque. Nous rendons grâce à Dieu de l’avoir donné à notre Église de Marseille, il y a une centaine d’années. Nous Lui rendons grâce pour la compassion active qu’Il a mise en son cœur : compassion pour les jeunes garçons et filles délaissés ou abandonnés, pour les souffrants. Sa raison aurait pu lui montrer l’impossibilité de la tâche. Sa contemplation du Christ, sa prière lui avaient fait découvrir que « rien n’est impossible à Dieu » et qu’Il donne à ceux qui L’accueillent l’audace de la charité. Un géant de la charité !

Il a su prendre des initiatives audacieuses, confiantes, ajustées. Il est à l’origine de nombreuses œuvres qui poursuivent leur mission de service des jeunes et des malades. Il a su susciter les générosités qui ont permis de trouver les moyens matériels et humains nécessaires à la réalisation de ses projets.

Nous n’oublions pas que son ministère ne s’est pas enfermé dans ces œuvres. Il s’est tenu ici même durant trente-huit ans, mais aussi à Auriol, à Sainte-Marguerite, à La Major, prêtre en paroisse, disponible pour confesser, prêcher, nourrir les fidèles. Il a passé des heures devant le Saint-Sacrement. Il a prié, contemplé, aimé, admiré le Seigneur Jésus. Il s’est laissé saisir par son amour, son humilité, sa pauvreté, son souci des petits, des malades et des étrangers. C’est là qu’il a bu à la source de l’amour, là qu’il a trouvé le souffle qui pousse en avant et permet de se dépasser.

Chers frères et sœurs, ouvrons-nous à la puissance de l’amour de Dieu dans nos cœurs. Prenons du temps pour Le contempler et Le prier. Laissons-Le nous envahir et nous brûler le cœur par ce qui arrive de dur ou d’éprouvant à nos frères humains. Empruntons les chemins de la prière et de la charité. Les conditions sociétales ne sont pas les mêmes, mais les souffrances sont toujours là, les besoins immenses et les initiatives possibles et nécessaires. Soyons des témoins de la charité et de la compassion de notre Dieu. N’oublions pas : Dieu est avec nous. Avec Lui, rien n’est impossible !

Que la Vierge Marie nous tienne près de son Fils. Que sa foi et sa confiance nous soient de précieux encouragements.

+ Georges Pontier
Archevêque de Marseille

Dernière mise à jour : Mercredi 24 juillet 2019